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*Des officiels congolais, She Okitundu en tête, se sont envolés pour New York où l’ONU renouvelle le mandat de la Monusco. Cette année, en RDC, l’enjeu électoral et sécuritaire est tellement de taille que le pouvoir y a jeté toutes ses forces dans le but d’influencer la nouvelle Résolution sur la Monusco. Le Conseil de Sécurité a également invité Mgr Marcel Utembi, le Président de la CENCO, pour des perspectives sur la situation actuelle en RDC. Pendant ce temps, au Centre Interdiocésain, Jean-Marc Kabund, le SG de l’UDPS, en colère, a quitté le Centre Interdiocésain. Il accuse la Majorité Présidentielle de vouloir gagner du temps et retarder l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU tient, ce mardi 21 mars 2017, à New York, une séance de travail sur la reconduction et le renforcement du mandat de la Monusco. Kinshasa y a dépêché son patron de la diplomatie, She Okitundu. Il a la difficile mission de donner la version officielle du Gouvernement sur la situation générale du pays et la nature des relations à entretenir avec la Monusco. La version officielle présentée et défendue par She Okitundu sera confrontée à celle de l’Episcopat congolais qui assure la médiation dans les discussions politiques entre le Pouvoir et l’Opposition. Dans la lettre d’invitation de Mgr Marcel Utembi, le Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), lui adressée par le Président du Conseil de Sécurité, Matthew Rycroft, il est clairement dit que l’ONU tirerait profit des connaissances et perspectives du prélat catholique sur la situation actuelle de la RDC.

Pendant que l’avenir du pays se discute à l’ONU, les politiciens congolais, délégués aux Discussions directes du Centre Interdiocésain, sont plus divisés que jamais sur le partage des postes de responsabilité. Lors de la plénière d’hier, lundi 20 mars, la Majorité Présidentielle s’est rétractée, en remettant en cause certaines avancées enregistrées la veille notamment, sur les modalités de désignation du Premier Ministre de Transition. Selon qu’il avait été convenu, la question du Premier Ministre devrait être négociée entre le Chef de l’Etat et le Président du Conseil de Sages du Rassemblement. La reformulation proposée par la Majorité Présidentielle n’a, visiblement, pas plu à l’UDPS, particulièrement. La Majorité Présidentielle aurait réactivé son exigence d’une liste de trois noms de candidats à la Primature. Une position qui serait partagée par la SADC qui s’est réunie, dimanche 19 mars, au Swaziland. Dans le document sanctionnant le Sommet de la SADC, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la sous-région de l’Afrique australe ont invité le Rassemblement à présenter la liste de ses candidats Premier Ministre. La réaction du Rassemblement a été immédiate. Félix Tshisekedi, le Président exécutif du Rassemblement rappelle que l’Accord de la Saint-Sylvestre prévoit que le Président de la République nomme un Premier Ministre présenté par le Rassemblement. Ce qui reviendrait à dire que la SADC n’a pas la bonne information. Exaspéré, le Secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund a claqué la porte du Centre Interdiocésain. Il ne peut comprendre que la Majorité Présidentielle se mêle dans le choix du Premier Ministre réservé, pourtant, au Rassemblement. Jean-Marc Kabund ne peut, non plus, accepter que le poste de Président du Conseil National de Suivi de l’Accord, déjà accordé au Rassemblement, fasse l’objet d’une renégociation seulement à cause du décès d’Etienne Tshisekedi. Il y a anguille sous roche, dit-on. Les questions des égos, aussi gros que le globe terrestre fussent-elles, ne peuvent, à elles-seules, expliquer l’acharnement des uns et l’insistance des autres. Il devait y avoir un agenda caché ou un objectif stratégique que les uns et les autres voudraient atteindre. La Primature revenant à l’UDPS, d’après un consensus dégagé au Rassemblement, c’est Félix Tshisekedi qui a les faveurs de la base. Qu’est-ce qui adviendrait, dans l’hypothèse où le Chef de l’Etat optait pour le troisième choix, en misant sur une autre personnalité que Félix Tshisekedi ? Il est possible, dans pareilles circonstances, que la base de l’UDPS ne soutienne pas la personne choisie. Ce qui devrait conduire au durcissement de ton et au retour au langage de la rue. D’autres laborantins, du côté de la Majorité, projettent, derrière des formules, l’affaiblissement du parti d’Etienne Tshisekedi et même, à l’éclatement du Rassemblement. L’enjeu étant de taille, il faudrait recourir, une fois de plus, à la sagesse de la CENCO et à une orientation claire du Conseil de Sécurité pour remettre les politiciens congolais dans le sens de la marche. Dans tous les cas, le Chef de l’Etat a la plus grande responsabilité dans l’affaire.

La Pros.
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