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Juvénal Munubo, député national et membre de la commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale regrette la suspension de la coopération militaire entre la RDC et la Belgique.

Se confiant à ACTUALITE.CD ce 14 avril 2017, Juvénal Munubo a estimé que cette suspension ne bénéficie en rien au Congo, qui a, en plus, un budget de la défense déficitaire.

Comment évaluez-vous l’impact de la coopération militaire entre la Belgique et la RDC ?

C’est vrai qu’on n’est pas à l’époque de la deuxième République où la coopération militaire bilatérale était avancée entre Bruxelles et Kinshasa. Cependant, il faut noter ces dernières années l’appui de Bruxelles dans la formation des brigades d’intervention rapide dont certaines se sont bien illustrées dans la poursuite de M23, il y a deux ans. C’est une coopération qui portait des fruits et je souhaite que cette coopération se consolide. La suspension de la coopération avec la Belgique n’est pas une bonne nouvelle. On se rappelle que la coopération britannique avait suspendu l‘appui de DFID dans la formation des policiers et l’union Européenne a avait mis fin à sa mission Eupol. Jusque-là, il n’y a pas vraiment une grande coopération que la RDC bénéficie en matière de sécurité et défense. Ce n’était pas opportun pour Kinshasa de rompre la coopération militaire avec la Belgique même si Bruxelles nous interpelle par rapport à l’organisation des élections.

Quel est à ce jour le poids de cette coopération militaire par rapport à d’autres partenaires de la RDC ?

C’est un poids important lorsqu’on compare cette coopération avec d’autres pays comme l’Afrique du Sud et les Etats-Unis. Ce n’est pas comme à l’époque du Zaïre parce que là on avait des coopérations bilatérales très fortes et efficaces avec la Belgique, Israël et la France. On n’a pas beaucoup de coopérations bilatérales avec des partenaires extérieurs. C’était dans l’intérêt du Congo de sauvegarder ces quelques partenariats qui nous restent. Le Zaïre était respecté grâce notamment à ces coopérations militaires. Puisqu’un partenaire nous interpelle sur la question de l’alternance, nous montons au créneau pour rompre le partenariat. Il faut souligner également qu’en interne l’on n’a pas aussi des ressources suffisantes avec un budget de 5 milliards de dollars américains et que la part du secteur de la défense tourne autour de 400 million des dollars. Selon l’exercice passé, le budget de la défense tournait autour de 400 millions de dollars américains dans le budget national qui était de 8 milliards de dollars américains. Celui qu’on va examiner d’ici-là est celui de 5 milliards de dollars, avec ce budget il y a de risque que la part allouée à la défense soit moins de 400 millions, sauf si on optait d’opérer des coupes ailleurs pour agrandir le budget au niveau de la défense. Cependant, C’est difficile d’estimer combien vient de l’extérieur. L’appui qu’ils nous apportent relève plus de la formation, c’est plus un apport qualitatif. Ce qui fait qu’il est difficile de le quantifier.

A quand l’adoption de ce budget ?

Ça devrait l’être déjà. Je ne sais pas si le nouveau gouvernement va concevoir un autre programme de budget. On est en retard. Il faudrait qu’on lève l’option clairement pour examiner le budget avant la présentation du nouveau gouvernement ou attendre la présentation du programme du gouvernement. Si on n’est pas clair, c’est le temps qui passe, on est vraiment dans une logique de glissement sur tous les plans.
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