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Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende a qualifié de point de vue d’un groupe privé la déclaration faite ce vendredi 21 Avril 2017 par la CENCO en rapport avec la nomination de Bruno Tshibala au poste
de 1er ministre qu’ils ont considéré comme une « entorse à l’accord de la Saint Sylvestre ».
Selon Lambert, dans une interview accordée à ACTUALITE.CD, la CENCO n’est plus investie d’aucune mission institutionnelle et sa déclaration n’a aucun impact sur le fonctionnement des institutions
La CENCO considère comme une entorse à l’accord du 31 décembre la nomination de Bruno Tshibala au poste de Premier ministre. Comment au niveau de la majorité vous réagissez à cette déclaration?
C’est l’exercice normal des droits démocratiques d’un groupe privé, parce que dès le moment qu’ils ont remis leurs bons offices à celui qui le leur a confiés, la CENCO a cessé d’être chargée d’une mission institutionnelle pour assumer une mission qu’ils ont eux-mêmes qualifiée de prophétique, c’est-à-dire un rôle d’un groupe privé dans la vie de la nation. Nous prenons acte tout simplement! Ça n’a aucun impact sur la vie des institutions parce que la CENCO n’est plus en charge d’une médiation ou des bons offices quelconques, le président ayant repris ses compétences sur pied de l’article 69. Mais c’est un point de vue dont nous prenons acte.
Ils insistent cependant sur la nécessité de signature de l’arrangement particulier…
C’est toujours un point de vue d’un groupe privé. L’église catholique est un groupe privé, nous sommes un État laïc. À un moment donné, le chef de l’État qui a des responsabilités constitutionnelles leur avait donné une mission institutionnelle ponctuelle. Ils ont constaté eux-mêmes à un moment donné qu’ils ont rempli une partie de cette mission, mais pour le reste ils n’ont pas pu mettre les gens d’accord. Ils ont remis leur mandat et le président a décidé de résoudre la partie du problème qu’ils n’ont pas résolu, c’est ça qui compte pour le pays. Le reste, ce sont des points de vue. Il y a autant de points de vue qu’il y a d’acteurs privés dans ce pays. Je ne vois pas pourquoi nous devons considérer cela comme un événement institutionnel. Ce n’est pas institutionnel. C’est un point de vue privé.
La Cenco remet sans doute en cause beaucoup de choses dans le processus de la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre?
Ce n’est pas interdit de remettre en cause quelque chose qui concerne un accord en démocratie. Moi aussi je peux ne pas être d’accord avec eux et vous avec moi. Nous sommes en démocratie. Mais ça n’a aucun impact sur la vie de la nation parce que eux n’ont aucune mission officielle pour conduire les affaires de la nation. Il y a des gens qui ont été élus pour cela et qui assument leurs responsabilités conformément à la constitution. Voilà tout ce que je peux dire
Interview réalisée par Stanys Bujakera
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