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Le nombre de femmes est en baisse au sein du gouvernement Tshibala, rendu public le mardi 9 mai dernier, en comparaison aux précédentes équipes gouvernementales, notamment ceux de Augustin Matata Ponyo et Samy Badibanga Ntita.




Avec sept (7) postes au sein du gouvernement dirigé par Matata Ponyo, l’équipe dirigée par Samy Badibanga avait accordé huit (8) postes aux femmes. Sur les cinquante neuf (59) portefeuilles que compte le gouvernement Tshibala, seulement six (6) postes sont réservés aux femmes. Ce que certains observateurs perçoivent comme un “recul”.







«C’est un redoutable problème quand nous savons que les femmes peuvent également contribuer au développement du pays», a déploré une militante des droits des femmes qui a requis l’anonymat.









D’autres femmes interrogées par ACTUALITE.CD sur la question, se sont montrées particulièrement inquiètes. Elles soutiennent que les autorités congolaises n’accordent pas la place nécessaire à la femme en vue d’atteindre l’ »équité”.




«Le thème national du mois de la femme était 50-50 à l’horizon 2030, investir dans le travail décent et le plein emploi dans un climat de paix et d’équité. Déjà en voyant le thème, il n’est pas appliqué. Moi, je pense que cette baisse est due au manque de volonté politique. Alors que les femmes peuvent aussi participer au développement de ce pays. Dans ce cas, nous, les femmes, devrions continuer à nous battre pour la parité», a déclaré Merveille Manu, enseignante dans une école privée à Kinshasa.




Selon d’autres analystes, le contexte politique actuel explique la baisse du nombre des femmes dans l’équipe gouvernementale de Bruno Tshibala.




«Le gouvernement est né tout d’abord d’un compromis très difficile. Il est accepté difficilement et il est né d’une négociation. Il serait un autre problème de parler de la parité, dans le contexte du thème du mois de la femme. Il pouvait être praticable si seulement le gouvernement était accepté naturellement. Cela est aussi dû au manque de compétences des femmes. Elles doivent chercher à s’imposer depuis leurs partis et elles doivent être nombreuses dans des structures où on recrute les ministres», a expliqué Yav Samutela, professeur d’histoire de la presse à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC).




Les avis restent partagés entre ceux qui militent pour une représentation plus importante de la femme dans la classe politique congolaise, et ceux qui ne partagent pas forcément cette vision.
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