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Les journaux parus ce vendredi dans la capitale congolaise s’intéressent à la séquestration des cadres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), au siège de ce parti situé dans la commune de Limete, à Kinshasa.


«Kabund et Cie séquestrés par la police», rapporte Le Potentiel. Le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-a-Kabund et d’autres cadres de ce parti ont été interdits hier par la police de sortir du siège leur parti après y être entrés quelques instants plus tôt, indique le quotidien.


Après avoir pris possession du siège de ce parti depuis quatre jours, le pouvoir n’autorise aucune entrée ni sortie de ce siège de l’UDPS. Par conséquent, note Le Potentiel, Jean-Marc Kabund et ses compagnons d’infortune se sont retrouvés coincés, sans raison apparente, à l’intérieur de la permanence de leur parti.


Le Phare fait remarquer que des échauffourées ont même eu lieu entre policiers et militants de l’UDPS, qui ne comprenaient pas pourquoi les cadres de leur parti étaient pris en otage et tout accès et sortie étaient interdits à leur siège.


Plusieurs rafles ont été opérées dans les rangs des militants, souligne le quotidien. Un diplomate allemand qui s’est présenté sur les lieux pour tenter de rencontrer le staff dirigeant de l’UDPS, poursuit le tabloïd, a essuyé un refus catégorique.


Quant aux policiers de la MONUSCO, venus sécuriser le site en fin d’après-midi à la demande des dirigeants de ce parti, ont été priés de se retirer sous forte menace en début de soirée, indique Le Phare.


Curieusement, souligne le journal, la hiérarchie de la police nationale a continué à soutenir que les cadres pris en otage étaient libres de leurs mouvements et la permanence non scellé, pendant que le contingent positionné à l’entrée comme aux alentours ne laissait passer personne.


Pendant que la confusion persistait, Félix Tshisekedi, de retour de l’étranger le même jeudi, et certainement mis au courant de la situation embarrassante dans laquelle étaient placés ses camarades, est parti tout droit de l’aéroport pour la permanence, à Limete.


Le quotidien précise qu’une fois à l’intérieur du siège du parti, Félix Tshisekedi a décidé de rester aux côtés des «otages».


Le tabloïd croit savoir qu’il a passé la nuit à la permanence car jusqu’autour de 23 heures, il n’en était toujours pas ressorti, la police interdisant toute entrée ou sortie.


Pour rester dans ce chapitre consacré à l’UDPS, La Prospérité titre: «Rapatriement à Kinshasa, Etienne Tshisekedi rendez-vous manqué! ».


Le journal souligne que le retour au pays de la dépouille mortelle du président de l’UDPS ce vendredi était inscrit comme un des plus grands événements pour ce mois de mai 2017.


Ce rendez-vous, quoique très attendu est, hélas, manqué car l’UDPS a reporté sine die l’organisation des obsèques, indique le tabloïd.


La Prospérité attribue ce rendez-vous manqué aux poignantes divergences entre les autorités congolaises et l’UDPS notamment sur le lieu d’inhumation.


En lieu et place de faire un sursaut patriotique pour rendre des ultimes et radieux adieux à l’un des dignes fils de la République, regrette le quotidien, les politiques congolais, se sont une fois de plus, illustrés comme des experts de l’art de la division.


L’Avenir, pour sa part, annonce pour ce samedi l’investiture du gouvernement Tshibala par l’Assemblée nationale, avant son entrée en fonction.


L’équipe Tshibala, rapporte le quotidien, a trois objectifs, à savoir: l’organisation des élections transparentes, crédibles et apaisées dans les délais convenus dans l’accord du 31 décembre 2016; la restauration de la sécurité des personnes et de leurs biens, l’arrêt de la dégradation de la situation économique et l’amélioration des conditions de vie de la population.


Pour le quotidien, le social des Congolais sera le vrai thermomètre sur lequel l’action de Bruno Tshibala sera jugée.
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