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* Après l’installation des coordonnateurs des Guichets uniques dans trois provinces issues de l’ex-Katanga, le ministre d’Etat en charge de la Fonction publique lance des modules de formation des chefs de Division et de chefs de Bureau de l’Administration publique.

La modernité de l’Administration publique voulue par le Président Joseph Kabila, ne sonne pas comme un slogan creux dans les oreilles du ministre d’Etat en charge de la Fonction publique. Bien au contraire. En bon « élève », Michel Bongongo suit à la lettre les recommandations de son « maitre ». Non pas en les gardant par cœur. Plutôt, en traduisant les exhortations du Raïs en actes. Plusieurs faits concrets sont à mettre dans l’actif de l’actuel patron de l’Administration. Le plus récent est le lancement officiel, le 29 mai dernier à Lubumbashi, de la formation continue des coordonnateurs des Guichets uniques, des chefs de Division et des chefs de Bureau de l’Administration publique.

Selon Michel Bongongo, cette session de formation est motivée par le souci maintes fois exprimé du Président Joseph Kabila, de disposer d’une Administration publique beaucoup plus forte, efficace, performante répondant aux besoins légitimes des citoyens et aux exigences de modernité. Ce, tout en étant beaucoup plus proche des citoyens.
" Il n’y a point d’Etat sans une administration efficace ", affirme Michel Bongongo, en prélude à son discours devant tout ce que le Haut-Katanga compte comme autorités politico-administratives. Le ministre d’Etat en charge de la Fonction publique ne s’arrête pas là. Revenu constamment sur la notion de Révolution de la Modernité, comme philosophie du développement de la RD Congo initiée par le Président Joseph Kabila, Michel Bongongo rappelle que la matérialisation de cette pensée doit partir de l’Administration publique. Cela pour plusieurs raisons. La première est qu’il n’existe aucun service public dispensé de l’administration. Partant, l’orateur met en exergue l’efficacité de l’Etat et celle de l’Administration qu’il considère comme deux variables dépendantes.
" L’efficacité de l’Etat est tributaire de l’efficacité de son Administration ", insiste Michel Bongongo, avant de démontrer qu’ " une Administration inefficace rend des prestations de l’Etat non conformes aux attentes des usagers ". A travers cette assertion sans équivoque, le ministre d’Etat en charge de la Fonction publique appelle les différents bénéficiaires de ladite formation au sens de responsabilité sans la moindre faille. Il s’agit, selon Michel Bongongo, de " tuer " le vieil homme. Ici, l’homme ancien est donc cet agent de l’Administration publique qui a une conception péjorative du service public. " Le fameux travail de l’Etat ", souvent entendu dans les milieux des agents et fonctionnaires de l’Etat pour qui " service public" rime avec " service minimum " ou service " mal fait " ! Pourtant.
Paraphrasant le Chef de l’Etat, Michel Bongongo tire l’hallali d’une Administration publique rénovée et d’excellence. D’où, l’impératif de doter cette même Administration, des agents " nés " de nouveau. Des fonctionnaires de l’Etat dévoués et pétris de qualités. Faisant de la vision du Président de la république, le référentiel de son message, Michel Bongongo souligne que l’on ne saurait prétendre mettre en place une Administration qualifiée, sans se livrer au préalable, à une profonde remise en question du système existant. Ce diagnostic, selon le ministre d’Etat Michel Bongongo, permettra de corriger les failles et relever le défi pour conférer à l’Administration publique, son véritable rôle de pivot de l’action étatique.

UNE GESTION AXEE SUR LES RESULTATS
Lorsqu’il parle de l’Administration publique, le Président Joseph Kabila sous-entend une instance véritablement de régulation au service de la population. Par ricochet, un agent du service public est perçu comme un acteur de développement. Cette conviction est aussi celle du patron de la Fonction publique, Michel Bongongo. D’où, le caractère incontournable de la Réforme et modernisation de l’Administration publique dont l’idéal est de doter la RD Congo d’une Administration publique d’excellence à la base. Dorénavant, le nouvel agent formé de l’Administration publique a l’obligation des résultats.
La main sur le cœur, Michel Bongongo a rappelé que l’Administration publique a été considérablement affaiblie par des décennies de mauvaise gestion caractérisée. " Des pratiques de mauvaise gouvernance ont régné pendant de longues périodes et exigent le renouvèlement et le renforcement des capacités managériales et techniques des agents et fonctionnaires de l’Etat ", rappelle-t-il. Cependant, le numéro 1 de la Fonction publique exhorte l’ensemble de l’Administration publique à briser le mur de lamentations. Tout doit donc changer et plus rien ne sera comme avant. " De la formation et du renforcement des capacités que se mesurent les performances d’une Administration publique compétitive, capable de servir de bras séculier de l’Etat", renchérit Michel Bongongo.
Faisant la revue des activités de formation et de renforcement des capacités, Michel Bongongo a rappelé que le Gouvernement central, par le biais de son ministère de la Fonction publique, s’est doté d’un instrument approprié.Il s’agit de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Se référant au Décret instituant ce creuset de formation des cadres de l’Administration publique, Michel Bongongo a fait savoir que l’ENA a vocation à assurer la formation initiale et continue du personnel de l’Etat en poste d’emploi et de celui en instance d’admission sous statut au sein de l’Administration publique.
Organisée par le Gouvernement central, cette formation continue des Coordonnateurs des Guichets uniques, ds Chefs de Division et des Chefs de bureau de l’Administration publique a bénéficié de l’appui de la Banque Mondiale. Ce, à travers le Projet de Réforme et de Rajeunissement de l’Administration publique(PRRAP). Ci-dessous l’intégralité du discours du ministre d’Etat, ministre de Fonction publique. Par ailleurs, cette formation continue a été organisée par le Gouvernement de la RDC par le biais du ministère de la Fonction publique avec l’appui de la Banque Mondiale. Ce, à travers le Projet de Réforme et de Rajeunissement de l’Administration publique (PRRAP).
Tout bien considéré, il y aura un avant et un après Michel Bongongo à la Fonction publique. Ce ministre d’Etat est convaincu que le succès de la réforme dépend aussi bien du niveau d’implication des agents et fonctionnaires de l’Etatdes agents et fonctionnaires de l’Etat, que de l’appropriation desdites réformes par les concernés.
Il faut rappeler que le lancement de la session de formation des Coordonnateurs des Guichets uniques, des Chefs de Division et des Chefs de bureau dans les provinces issues du démembrement du Katanga, intervient quelques jours seulement après l’installation des Coordonnateurs des Guichets dans les mêmes entités. Précisément le Lualaba, le Haut-Lomami et le Tanganyika. " Dans les prochains jours, j’en ferai de même pour ceux des provinces de l’Ituri, du Bas-Uélé, du Haut-Uélé, du Mai-Ndombe, du Kwango, du Kasaï, du Sankuru, de la Lomami, de la Tshuapa, de la Mongala, du Nord-Ubangi et du Sud-Ubangi ", annonce Michel Bongongo.Ci-dessous l’intégralité du discours du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique. LK et Alfred LUKAMBIL

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, A L’OCCASION DU LANCEMENT OFFICIEL DE LA FORMATION CONTINUE DES COORDONNATEURS DES GUICHETS UNIQUES, CHEFS DE DIVISION ET CHEFS DE BUREAU DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE

Monsieur le Gouverneur de la Province du HAUT-KATANGA ;
Honorable Président de l’Assemblée Provinciale ;
Honorables Députés Provinciaux ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement Provincial ; Messieurs les Secrétaires Généraux de l’Administration Publique ; Messieurs les Membres du Conseil Provincial de Sécurité ; Monsieur le Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Administration ; Monsieur le Coordonnateur de la CMRAP et du PRRAP ;
Monsieur le Coordonnateur du SENAREC ;
Monsieur le Directeur du Centre de formation de SALAMA ;
Mesdames et Messieurs les Coordonnateurs des Guichets Uniques ; Mesdames et Messieurs les Chefs de Division et Chefs de Bureau ; Distingués invités tout protocole observé ;

Les impératifs de la Réforme me poussent à revenir vers vous après seulement quelques jours, pour soutenir l’engagement du Ministère de la Fonction Publique à contribuer au renforcement de l’efficacité de l’Etat par l’exécution sans faille de différentes mesures de redressement de l’Administration Publique telles que circonscrites dans le Cadre Stratégique de Mise en œuvre de la Réforme de l’Administration Publique.
En effet, l’efficacité de l’Etat est tributaire de l’efficacité de son Administration. Il est démontré qu’une Administration inefficace rend des prestations de l’État non conformes aux attentes des usagers. C’est ainsi que conformément à Son Projet de Société sur la Révolution de la Modernité et suivant sa vision de l’émergence du pays, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Joseph KABILA KABANGE, voudrait que l’Administration Publique se remette fondamentalement en cause et devienne une instance de régulation et force de proposition, au service de la population et des acteurs du développement. C’est donc cette vision prônée par le Président de la République, qui justifie le caractère incontournable de la Réforme et Modernisation de l’Administration Publique que nous mettons en œuvre et, ce jour augure cet engagement dans la promotion d’une administration publique d’excellence au service du développement des provinces.

L’expérience de la décentralisation est exaltante surtout pour un pays aux dimensions continentales comme le nôtre. Elle doit être menée dans un cadre conceptuel bien maîtrisé tant du point de vue des lois que des acteurs.
Parlant des lois, la Constitution de notre pays distingue la Fonction Publique Provinciale de la Fonction Publique Nationale. Elle distingue aussi les Services Publics du Pouvoir Central de ceux des Provinces et des Entités Territoriales Décentralisées.
Le Ministère de la Fonction Publique dans le rôle qui est le sien tel que renseigné dans l’Ordonnance n°15/015 du 21 mars 2015 portant attributions des ministères a formulé, à la diligence des Provinces, deux avant-projets d’édits, l’un traitant du Statut Commun aux Agents et Fonctionnaires des provinces et ETD et l’autre des Services Publics des Provinces et des Entités Territoriales Décentralisées. Ces deux instruments juridiques, une fois votés dans les Assemblées Provinciales et promulgués par les Gouverneurs des Provinces, constitueront le socle de l’Administration Provinciale Décentralisée.
Quant à l’Administration Publique Déconcentrée, elle demeure fonctionnelle sous les normes d’usage dans les provinces non démembrées. Par contre, dans les provinces issues du démembrement qui n’ont pas gardé les chefs-lieux des anciennes provinces, le Gouvernement a décidé de les regrouper en cinq thématiques appelées Guichets Uniques pour lesquels un processus compétitif de recrutement du personnel a été initié.
C’est dans ce cadre que j’ai installé officiellement les Coordonnateurs des Guichets Uniques des Provinces du LUALABA, du HAUT-LOMAMI et du TANGANYIKA. Dans les prochains jours, j’en ferai de même pour ceux des Provinces de l’ITURI, du BAS-UELE, du HAUT-UELE, du MAI-NDOMBE, du KWANGO, du KASAI, du SANKURU, de la LOMAMI, de la TSHUAPA, de la MONGALA, du NORD-UBANGI et du SUD-UBANGI.
Parlant des acteurs, il est important de rappeler qu’il s’agit ici des Agents et Fonctionnaires de l’Etat régis par le Statut des Agents de Carrière des Services Publics de l’Etat.
Aussi, pour assurer les charges de leurs devoirs, ils ont besoin de travailler dans un environnement incitatif qui met l’accent sur les rendements et les résultats.
C’est dans cette optique que la formation et e renforcement des capacités s’imposent comme des urgences du Gouvernement dans la gestion du personnel de carrière de l’Etat tant au niveau Central qu’en Provinces.
Un personnel de l’Etat bien formé est apte à accompagner l’Exécutif dans l’exercice de ses responsabilités. En ce temps où le pays fait l’expérience de la décentralisation, il a besoin des Agents capables de s’ajuster aux exigences du développement national, provincial et local. C’est la raison fondamentale de cette session de formation des cadres de commandement de l’Administration Publique sur toute l’étendue de la République.

Point n’est besoin de rappeler que l’Administration Publique a été considérablement affaiblie par des décennies de mauvaise gestion. Des pratiques de mauvaise gouvernance ont régné pendant de longues périodes et exigent le renouvèlement et le renforcement des capacités managériales et techniques des agents et fonctionnaires de l’Etat.
Je voudrais souligner à ce stade de mon adresse que c’est de la formation et du renforcement des capacités que se mesurent les performances d’une Administration Publique compétitive, capable de servir de bras séculier de l’État. C’est donc dans le souci de disposer d’une administration publique beaucoup plus forte, efficace, performante répondant aux besoins légitimes des citoyens et aux exigences de modernité, tout en étant beaucoup plus proche des citoyens, que la présente session de formation continue des Coordonnateurs des Guichets Uniques, Chefs de Division et Chefs de Bureau de l’Administration Publique devra se tenir.
Il s’agit de transformer les agents et fonctionnaires de l’Etat que vous êtes, en véritable acteurs de développement et faire de l’Administration Publique congolaise un vrai instrument au service de l’émergence du pays et du développement durable et donc un outil efficace d’aide à la conception, formulation, exécution et suivi des politiques publiques en parfaite cohérence avec les besoins des populations, par l’introduction progressive de nouvelles pratiques modernes de gestion publique axée sur les résultats.
C’est donc ici, l’occasion de préciser que désormais, conformément aux exigences de la performance commandée par le Chef de l’Etat, chaque cadre et agent sera systématiquement soumis à des formations, à des évaluations de connaissance et de compétence pour mesurer notamment le niveau de sa contribution aux résultats de développement ainsi recherché et ce, au moyen d’une cotation rigoureuse et objective avant d’envisager une promotion dans le cadre de sa carrière.

Faisant la revue des activités de formation et de renforcement des capacités, le Gouvernement par le biais de mon Ministère s’est doté d’un instrument approprié, à savoir : l’Ecole Nationale d’Administration « ENA » en sigle.
Au terme du Décret qui l’institue, l’ENA a vocation d’assurer la formation initiale et continue au bénéfice du personnel de l’Etat en poste d’emploi et de celui en instance d’admission sous statut au sein de l’Administration Publique.
Monsieur le Gouverneur ;
Comme souligné en liminaires, le succès de la réforme dépend du niveau d’implication et d’appropriation des agents et fonctionnaires de l’Etat dans cette importante activité.
C’est pourquoi j’exhorte tous les participante à cette session de formation qui prendra trois semaines, Coordonnateurs des Guichets Uniques, Chefs de Division et Chefs de Bureau, à profiter de cette opportunité pour s’ajuster vers le haut en tirant bénéfice de différents modules de formation qui seront dispensés en fonction des besoins préalablement identifiés.
Ces modules concernent, le Statut des agents de carrière des services publics de l’Etat, les lois relatives aux Finances Publiques et aux Marchés Publics, l’Ethique et Déontologie Professionnelle, la Rédaction Administrative, la Décentralisation pour ne citer que ceux-là.
Je termine mon propos en rappelant que la mise en œuvre de la Réforme de l’Administration Publique bénéficie de l’appui technique et financier considérable de la Banque Mondiale à travers le Projet de Réforme et Rajeunissement de l’Administration Publique. Au nom de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, je remercie la Banque Mondiale pour cet accompagnement qui dénote de la bonne qualité du partenariat qui la lie au Gouvernement.
Sur ce, je déclare lancée, la session de formation des Coordonnateurs des Guichets Uniques, Chefs de Division et Chefs de Bureau de l’Administration Publique.
Que vive la République Démocratique du Congo ! Que vive la Réforme de l’Administration Publique !
Je vous remercie

Fait à Lubumbashi,
le 29 mai 2017
Prof. Michel BONGONGO IKOLl NDOMBO
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