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La phrase ou portion de phrase interrogative est plus que connue dans les milieux des amoureux de l’art d’Orphée –la musique- car étant un des titres phares du célèbre musicien qu’est et fut Shungu Wembadio dit ‘’Papa Wemba ‘’. Loin, bien loin de la piste de la FEMUA, à Abidjan, au pays de Félix Houphouët-Boigny, où le chef coutumier du village Molokai l’a-t-il scandé pour la dernière, maintenant, c’est en RDC, particulièrement à Kinshasa, que les esprits se triturent les méninges en se demandant est-ce que… Non, l’interrogation ne porte pas sur une peine amoureuse comme pour Wemba. Mais, avec ferveur, dans les rédactions, les QG de partis politiques, plateaux de Télé et autres cadres, ce début de question est sur les lèvres suite aux préoccupations soulevées par les récentes déclarations du Président de la CENI. Oui, il s’agit bel et bien de Corneille Nangaa. Qui, depuis Paris, à la Tribune de l’Organisation Internationale de la Francophonie -OIF-, a déclaré l’impossibilité qu’a présentement la CENI qu’il chapeaute à pouvoir organiser les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales avant fin décembre 2017 conformément à ce qui est prescrit dans l’Accord de la Saint Sylvestre. Nangaa qui reconnait que seule la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement, au vu de l’Accord, avait et a qualité pour prononcer un prolongement de la transition en cas d’impossibilité de respecter le délai de décembre 2017, pourquoi a-t-il tenu des tels propos avant ladite tripartite? Congolais de souche, l’homme n’est pas sans ignorer la nature profonde de la crise qui sévit au Congo-Kinshasa et que ce faisant, ses affirmations faites à plus d’un titre à la hâte, c’est selon, allaient enflammer les passions au pays. Toutes ces lancinantes préoccupations poussent aux fameux est-ce que… Est-ce une erreur de sa part ? A-t-il dit un mot de trop puis s’est-il trouvé dans l’incapacité de se dédire ? Ce verdict qui est tient, est-ce un aveu réel d’une impossibilité technique ou, comme le conçoivent certains opposants, son incapacité, à lui seul, de pouvoir conduire la CENI jusqu’aux élections dans le délai ? Est-ce, par ailleurs, simplement comme l’entendent d’ailleurs les principaux partis du Rassemblement, une stratégie mise en place par le pouvoir et que Corneille Nangaa exécute pour un deuxième glissement ? Plusieurs planchent sur cette dernière thèse. Surtout à l’Opposition où la réponse générale est affirmative. Nangaa l’avait déjà fait, d’après les tenants de cette thèse, en 2016. Cette fois-là, c’est depuis Washington que le Président de la Commission Électorale Nationale indépendante avait lancé un jugement similaire. Pour d’autres observateurs, il y a un peu de tout dans la bonne réponse. Mais, à vrai dire, à tous ces est-ce que…, la vérité est contenue dans le cœur de Nangaa. Toutefois, un dernier s’impose au vu du bras de fer engagé désormais entre l’Opposition qui veut activer l’article 64 de la Constitution alinéa 1 et le régime en place, qui brandit l’alinéa 2. À savoir est-ce que le pire pourra être évité à l’horizon du 31 décembre 2017 ? La question reste posée.

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