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Assis, pourtant, à la table du pouvoir, par son parti l’Union pour la Nation Congolaise représenté dans les deux Gouvernements issus successivement du dialogue de la Cité de l’UA puis de la CENCO, Vital Kamerhe vient de jeter du sable dans l’engrenage en mouvement du CNSA. Ayant raté la Primature après le dialogue de la cité de l’UA, et vu le quota de sa formation politique réduit au sein du Gouvernement Brutshi, Kamerhe pique-t-il une colère face à la course à la présidence du Conseil National de Suivi de l’Accord, qui lui aurait été promise ? Peut-être. Mais, ce qui est certain, ce qu’il se refuse de prendre part à la mise en place du CNSA sous la coupe d’Aubin Minaku et Kengo. Pourquoi ? Il fait remarquer deux faits, dans une correspondance adressée à ces derniers. Primo, les présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale n’ont pas qualité de tenir des assises devant mettre en place une structure décidée durant les discussions directes entre politiques. Secundo, les délégués au CNSA ne peuvent élire le successeur d’Etienne Tshisekedi à la tête de cette institution d’appui à la démocratie. Ce sont les parties prenantes aux discussions politiques qui doivent le faire par un large consensus.

Il l’avait bel et bien fait. Vital Kamerhe aura été l’un des épicentres du couac constaté lundi 3 juillet 2017 lors de la toute première réunion convoquée par le duo Kengo-Minaku. Cela se murmurait dans les couloirs. Outre l’absence de Léon Kengo wa Dondo, figurait le coup de gueule de la tête d’affiche de l’Opposition signataire de l’Accord du 18 octobre sous Kodjo à la Cité de l’Union Africaine. Ce même jour, en lieu et place de se présenter comme ses compères émissaires d’autres parties prenantes aux discussions directes, Kamerhe a, plutôt, signé une correspondance déclinant le pourquoi de son absence.

Les détails mot pour mot

‘’J’ai l’honneur de vous infirmer qu’à l’issue de la réunion de la composante opposition signataire du dialogue de la Cité de l’Union Africaine de ce jour, il a été relevé ce qui suit : primo, votre démarche est non conforme à l’esprit et à la lettre de l’accord de la saint sylvestre et même à l’arrangement particulier ‘’, lit-on dans la correspondance. Avant de poursuivre : ‘’la désignation du président du CNSA par consensus est une question éminemment politique, qui relève de la classe politique sans exclusive. Le président du CNSA devra donc être désigné par consensus par les composantes et non par les délégués du CNSA. De ce qui précède, la convocation de la plénière du CNSA par les Honorables présidents de deux chambres est inopportune. Cependant, je tiens à confirmer la disponibilité de la composante opposition signataire de l’Accord de la Cité de l’UA, en ce qui concerne sa participation et si apport dans les institutions de la République, dès le moment où leur installation se ferait de manière conforme à l’Accord du 31 décembre 2016 qui nous lie tous ‘’.

Et maintenant ?

Après le couac du premier jour dû et par l’absence de Kengo, dont le raison du voyage n’a pu être éclaircie, et par le refus de Kamerhe et ses compères, il sied, légitimement, de se demander quelle sera la suite du CNSA dans le modus operandi actuel ? Cela, surtout que le bloc du Rassemblement de Limete se refuse de prendre part. Kabila va-t-il reprendre l’initiative donnée à Minaku et Kengo ? Kamerhe qui se rapproche du Rassemblement mené par Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi, va-t-il revenir à la table ou, pire, va-t-il se radicaliser pour rejoindre le front exigeant les élections fin 2017 ? Toutes ces questions restent pendantes.
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