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Il n’y aura pas de grève à l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Les Professeurs ont adhéré à l’idée du dialogue permanent avant la prise de position sur une éventuelle grève. Ce, grâce à la sagesse du Ministre Steve Mbikayi Mabuluki qui, dans sa politique d’anticipation, a réussi à désamorcer les menaces de grève d’une frange des Professeurs des Universités. Au cours d’une réunion qui a pris presqu’une heure, le Ministre de l’ESU a échangé avec une délégation qui représentait les corps académiques, administratifs et scientifiques. La bonne nouvelle est que les Professeurs ont décidé de poursuivre les échanges avec le gouvernement sur la question relative au taux de paiement des salaires qui devait se faire à 1425 FC le dollar américain.

Le Dialogue permanent continue de produire ses fruits dans la politique avant-gardiste du Ministre Steve Mbikayi Mabuluki. Il faut dire avant toute chose que les Professeurs d’Universités n’iront pas en grève, en tout cas pas ce mois. Ce, parce que le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire les a convaincus au cours d’une grande réunion qui s’est tenue hier, jeudi 13 juillet, à son cabinet de travail dans la commune de la Gombe. Alors qu’il y avait déjà des menaces de grève, les professeurs ont décidé de faire marche arrière. Les échanges avec le Ministre ont été constructifs au point de mettre toutes les parties d’accord en ce qui concerne la démarche à suivre. Devant la presse, Steve Mbikayi a expliqué les grandes lignes de sa démarche.

«Le corps enseignant constitué des professeurs et des corps scientifiques ont répondu à mon invitation afin qu’on puisse voir ensemble les problèmes qui les préoccupent parce que j’ai entendu qu’il y a une déclaration qui a été faite par une association de professeurs qui a menacé de débrailler. Alors, dans le cadre du dialogue permanent que j’ai instauré à ce ministère depuis mon avènement, je préfère toujours anticipé. Voilà pourquoi, je les ai appelés tous pour qu’ensemble nous puissions voir comment trouver des solutions à leur problème dans la paix et dans l’entente mutuelle. Là, nous nous sommes mis d’accord pour continuer les discussions et, entretemps, je vais prendre langue avec le Premier Ministre, mais aussi avec le Ministre du budget pour que nous puissions nous concerter, trouver des réponses idoines réservées à leurs préoccupations», a-t-il déclaré. Au sujet de leur réaction, Steve Mbikayi a souligné que leur attitude a été très positive. D’autant plus qu’ils trouvent que le Ministre est toujours disposé à les écouter.

La réaction des Professeurs

Antoine Kitombole, Président de l’Association des Professeurs de Kinshasa, a demandé à tous les professeurs de poursuivre avec le dialogue car, avant toute action, il faut épuiser toutes les voies possibles. «J’ai autour de moi tous les délégués des corps de l’ESU qui sont représentés, académiques, scientifiques et administratifs. Comme tout le monde le sait, l’Assemblée nationale qui est l’autorité budgétaire avait décidé que le salaire soit réajusté au taux de 1425 FC. C’est dans ce cadre-là que nous sommes venus entendre notre représentant au Gouvernement qui est le Ministre de l’ESU. Nous avons échangé avec lui afin d’avoir toutes les informations à porter à la connaissance de nos bases respectifs, nous demandons un peu de patience pour que les autres étapes que nous sommes appelés à mener les soient jusqu’au bout», a-t-il donné des précisions. Et de poursuivre que « nos revendications portent sur ce que l’autorité budgétaire a décidé. Il a décidé que le salaire soit réajusté à 1425. Partons déjà de ce qui est officielle car il ne faut pas commencer à épiloguer».

Eviter d’aller trop vite

Dans son speech, le Professeur Antoine Kitombole qui parlait au nom de tous les professeurs, a soutenu qu’il faut éviter d’aller trop vite, sans avoir exploité toutes les pistes. «Nous sommes conscients que le budget n’a pas calculé les salaires au taux de l’autorité budgétaire. C’est même dans ce cadre que nous sommes venus l’entendre de la bouche de notre représentant au Gouvernement. Et, comme il nous a tracé d’autres voies, dans toute action il y a d’abord des démarches et quand vous constatez que ces démarches n’aboutissent pas, c’est à ce moment-là qu’il faut penser à autre chose. Pour le moment, nous sommes à l’étape des démarches et contacts, c’est ainsi qu’il faut toujours patienter et éviter d’aller trop vite», a-t-il insisté.
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