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Il ne reste plus que quatre mois. Quatre mois pour arriver au terme des échéances électorales, prévues par l’Accord de la Saint Sylvestre, signé en décembre 2016 au Centre interdiocésain de Kinshasa. Et pourtant, jusque-là, un certain nombre de pesanteurs empêche le démarrage effectif du Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre (CNSA). Tant la classe politique multiplie les subterfuges pour freiner le décollage de cette institution, chargée de veiller à l’application des engagements pris aussi bien devant l’épiscopat congolais que devant toute la Nation.

Quoique si proche, le délai butoir des scrutins électoraux semble ne pas du tout secouer les acteurs politiques. Alors que nombre d’entre eux réclament à cor et à cri la tenue des élections (présidentielle et législatives) dans le délai, ils se plaisent paradoxalement à s’arc-bouter sur des postures, à multiplier des manœuvres dilatoires pour retarder le fonctionnement de cette institution, censée jouer le rôle d’arbitre en cette période de transition. Difficile, dans ces conditions, de trouver un consensus et d’aller de l’avant.
Peut-être que les lignes commencent enfin à bouger du côté de ceux que l’on peut considérer comme le front du refus. En effet, bien que le Mouvement de libération du Congo (MLC), parti politique le plus important de cette plateforme, n’ait pas modifié sa position d’un iota, refusant même de participer à l’assemblée générale extraordinaire, convoquée hier lundi 14 août au Palais du peuple à Kinshasa, le Front pour le Respect de la Constitution (FRC) a décidé de reconsidérer sa position et d’annoncer sa participation au CNSA, piloté par Joseph Olenghankoy qu’il avait si longtemps récusé.
Pour rappel, à l’instigation du MLC, le Front pour le Respect de la Constitution avait rejeté le poste du vice-président du CNSA. L’un des cadres du MLC, Jacques Djoli, avait indiqué que l’approche de la désignation de l’animateur de cette institution ne respectait pas la démarche prescrite par l’Arrangement particulier.

RECONNAISSANCE DE L’AUTORITE D’OLENGHANKOY
Aujourd’hui, ce regroupement politique accepte de reconnaitre l’autorité de Joseph Olenghankoy, désigné au nom du Rassemblement/Kasa-Vubu, pour occuper le poste de président du CNSA. Les membres du FRC acceptent, en outre, de prendre une part active au bureau de ce Conseil national en désignant, au poste de vice-président, un de ses cadres, en la personne de Me Jérôme Lumona Ndubu, rapporteur général du Front.
A peine son représentant désigné, le Front exige du président de la République, du président du CNSA et du président de la CENI, une « concertation en vue d’un consensus pour un calendrier électoral réaliste, en vue d’amener le peuple congolais aux élections démocratiques, transparentes et crédibles dans un climat apaisé ».

L’URGENCE DE LA LOI ORGANIQUE
Mais, pour que le processus électoral aille de l’avant, la concertation entre ces acteurs ne suffit pas. Encore faudra-t-il que le CNSA soit rapidement opérationnel. Ce qui ne pourrait être le cas si cette institution n’est pas dotée de la loi organique qui dicte son fonctionnement. Pourtant, pour que cette loi organique devienne effective, il faudrait que le Parlement siège et puisse débattre de cette question.
Au plus vite, il faudrait qu’une session extraordinaire soit convoquée avant celle ordinaire de septembre. Dans le cas contraire, il faudra attendre le 15 septembre pour vite apprêter le projet de cette loi organique dès l’entame même de cette session. Sinon, il ne serait pas moins réaliste de dire déjà :‘‘Bye bye aux élections de 2017 !’’
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