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Le consortium de Réseaux des organisations féminines a dressé l’état des lieux du processus électoral en RDC. Face au faible taux d’enrôlement des femmes, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a exhorté la gent féminine à redoubler d’efforts pour franchir le cap de 50 % de représentativité.

A la date du 21 août, 40.703.393 électeurs se sont enrôlés. Ces chiffres représentent 97,4% du taux de réalisation contre 41.135.072 millions de prévisions, a fait savoir la Secrétaire exécutive provinciale de la CENI, Mme Anne-Marie Mukwayazo, lors de la journée d’information et d’échanges tenue mercredi dernier au centre de presse de la Centrale électorale.
Mme Anne-Marie Mukuyanzo précise que ces chiffres sont encore en déça de la proposition de 50/50 attendue. Ce qui contraste avec le plan d’action élaboré avant le lancement du processus d’enrôlement et d’identification des électeurs, a-t-elle mentionné.
Pour l’aire opérationnelle (AOP3 et 4) dont fait partie la ville de Kinshasa, les statistiques démontrent que les femmes n’ont pas encore atteint les 50% attendus. Les prévisions ont été de 4.413.038 électeurs contre 4.558.516 inscrites. Soit, un taux de 101% à Kinshasa, a indiqué Anne-Marie Mukwayanzo. La répartition par sexe donne 2.448.809 hommes contre 2.207.896 femmes, fait-elle remarquer.

EFFORTS
A quelques jours de la clôture de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs à Kinshasa, Anne-Marie Mukwayanzo invite les participantes à doubler les efforts dans la mobilisation et la sensibilisation des femmes pour réaliser le score attendu. « D’ici à la fin de cette semaine, la CENI va fermer 11 centres dans la ville de Kinshasa qui étaient les premiers à ouvrir », a-t-elle fait savoir.
« Par rapport aux résultats obtenus après l’enrôlement dans la zone pilote, le Nord-Ubangi (44% des femmes enrôlées), les statistiques des femmes enrôlées ont beaucoup bougé suite aux stratégies mises en place par la Centrale électorale », a souligné la secrétaire exécutive provinciale.

EVALUATION
Pour sa part, Mme Elodie, membre de la plénière à la CENI, a évalué le processus d’organisation des élections en RDC. D’après elle, si l’organisation des élections connaît des problèmes à ce jour, c’est la responsabilité de tous : Majorité présidentielle au pouvoir, Opposition et Société civile. Toutes n’ont pas su bien jouer leur rôle de médiateur.
« Plusieurs tentatives ont été menées depuis feu l’abbé président honoraire, Apollinaire Malu-Malu jusqu’à l’expert international, Corneille Nangaa, pour trouver un consensus autour du calendrier électoral. Avant, c’était la réforme des lois qui posait problème, après c’était la révision du Fichier électoral puis le rejet du calendrier partiel publié en son temps. Toutes ces tractations ont constitué un obstacle au bon déroulement du processus », a déploré Anne-Marie Mukwayanzo.
Au nom du consortium des organisations féminines, la Secrétaire générale du Refamp Aurélie Bitono, a rappelé les objectifs de la mise en place de cette plate-forme en janvier 2017. Ces buts visent à travailler sur les questions électorales, en collaboration avec la CENI.
Ils visent aussi l’évaluation du plan d’actions de sensibilisation des femmes mis en place pour accroitre le taux de participation des femmes au processus d’enrôlement. Ils prévoient également d’informer les femmes des avancées et des obstacles enregistrés pendant l’enrôlement.
A la fin de ces exposés, s’en est suivi un échange houleux qui a permis de lever des zones d’ombres et d’aplanir le terrain. L’option a été levée pour pousser un nombre important de femmes à s’enrôler surtout à Kinshasa, siège des institutions.
Mathy MUSAU
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