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Au nom de la cohésion nationale et de la réconciliation, le Groupe des Partis Indépendants (GPI) revient à la charge demander la mise en œuvre de l’Accord de la Saint Sylvestre, signé en décembre 2016. Cette plate-forme politique a formulé cette demande à l’issue de la réunion du Comité directeur, tenue le vendredi dernier à Kinshasa.

Au Groupe des Partis Indépendants, il n’y a pas un seul instant de répit. Les membres de cette plate-forme politique, pilotée par Crispin Kabasele Tshimanga, tiennent régulièrement des réunions. Leur objectif est notamment de faire le point de la situation générale du pays et des questions de l’heure, afin de fournir des propositions adéquates. La dernière rencontre en date est celle qui s’est tenue le 11 août 2017.
Dans la déclaration politique rendue publique, les membres du Comité ne jurent que sur l’application stricte de l’Accord de la Saint Sylvestre 2016. "Ayant constaté le marasme politico-économico-social du pays, le non-respect des dispositions pertinentes du compromis politique signé au Centre Interdiocésain de Kinshasa sous la médiation de la CENCO pour les uns et le respect dudit compromis politique pour les autres, le GPI lance un vibrant appel patriotique pour la stricte application de l’Accord du 31 Décembre 2016, au nom de la cohésion nationale et de la réconciliation, tant recherchées par le Président de la République Joseph Kabila Kabange qui, depuis son accession à la magistrature suprême, n’a cessé d’œuvrer pour la paix dans notre pays".

VIVEMENT UN 3EME DIALOGUE
Pour ce qui est du dialogue "en gestation", le GPI se félicite du fait que sa proposition, relative à la tenue d’un Forum National réellement inclusif, fait du chemin. Proposition actuellement soutenue par un grand nombre de forces politiques et sociales nationales. Le but étant de régler pacifiquement la crise qui terrasse en ce moment la République Démocratique du Congo.
Le GPI attire, par ailleurs, l’attention des acteurs politiques congolais, toutes tendances confondues sur le fait que "la RDC est, depuis le 31 décembre 2016, avec l’Accord de la Saint Sylvestre, en pleine transition, non prévue nulle part dans la Constitution Rd-congolaise". C’est pour cette raison que cette plate-forme politique réclame « une vraie transition ».
« Au nom de la paix et de la cohésion nationale, le GPI demande l’organisation d’une vraie transition, selon les règles de l’art avec la participation des représentants de toutes les forces politiques et sociales du pays, avant les futures échéances électorales », souligne la déclaration.

REPORT DES ELECTIONS
La déclaration politique du GPI insiste également sur le report de toutes les élections. Pour cette plate-forme politique, l’ajournement des celles-ci va « permettre à la Commission Electorale Nationale Indépendante, qui baigne actuellement dans une autosatisfaction suicidaire, d’entreprendre une profonde réforme électorale, afin d’offrir au Peuple congolais, des élections libres, transparentes, démocratiques, apaisées et effectivement représentatives de différentes couches et communautés congolaises ».
Car, « le GPI, qui suit de plus près les activités de la Centrale électorale nationale, se rend compte que la CENI n’a pas encore tiré les enseignements des élections chaotiques de 2006 et de 2011 », note le document.

Selon la déclaration, le GPI fait de la "vérité" en politique son credo. C’est ainsi qu’il paraphrase l’ancien Président américain Abraham Lincoln qui avait déclaré : « Il faut dire la vérité au Peuple. Quand le Peuple est convaincu, il suivra et soutiendra ses leaders ». « Le GPI estime que les acteurs politiques devraient être francs avec le peuple quant à la tenue des élections. C’est pourquoi il invite la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, à rompre définitivement avec les mensonges qui sont distillés au sein de la population congolaise au sujet de la tenue des élections générales et à opter pour le langage de vérité, au nom du respect à devoir à notre Peuple, qui n’est pas dupe et qui sait que les élections n’auront pas lieu cette année".
Analysant les récentes journées « ville-morte », le comité directeur invite la classe politique congolaise à bannir la violence. « Le GPI qui a dernièrement assisté à l’organisation des "villes mortes" et qui n’a pas apprécié les tristes événements du lundi 7 août 2017, qui ont encore endeuillé notre Peuple déjà meurtri, demande à la classe politique congolaise d’abandonner la violence et de privilégier la voie du dialogue qui répond à la tradition africaine ».
La session ordinaire s’est tenue sous la présidence de son Coordonnateur National, Crispin Kabasele Tshimanga, Président National de l’Union des Démocrates Socialistes (UDS).
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