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L’insécurité qui secoue la province du Kasaï-central préoccupe au plus haut point le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef). Soucieux de sauver la formation de la jeunesse de ce coin de la RDC, l’Unicef organise des cours de rattrapage à l’intention des enfants qui ont fui des violences en se réfugiant dans la brousse. Préoccupé de la précarité de la situation sécuritaire qui sévit actuellement dans le Kasaï-central, l’Unicef, en collaboration avec ses différents partenaires, mène diverses actions de nature à voler au secours des enfants en proie à des tensions tribales, provoquées par la milice Kamwina Nsapu dans cette partie du pays. Cette agence des Nations unies procède, notamment, par le payement des frais scolaires et des frais de participation aux examens de fin d’études primaires à plus de 3600 enfants. Elle organise, par ailleurs, des cours de rattrape et de remise à niveaux au profit des enfants déplacés par des violences. Ce n’est pas tout. Cet organe de l’ONU intervient dans le cadre d’un programme multisectoriel. A l’occasion de la rentrée scolaire de l’année 2017-2018, l’Unicef a distribué des fournitures scolaires aux enfants vulnérables du Kasaï-central, a indiqué Yves Willemot, chef de service de communication de cet organisme spécialisé du système des Nations Unies. DES ENFANTS EN RUPTURE SCOLAIRE « La crise au Kasaï-central, alimentée par le phénomène Kamwina Nsapu, a considérablement affecté la situation des enfants dans cette partie de la RDC. Plus de 7.000 enfants sont concernés par cette situation. Sur les 4 millions des déplacés, on a dénombré 850.000 enfants vulnérables, qui n’ont pas accès au soin de santé et à d’autres services sociaux de base », a indiqué Yves Willemot, responsable de service de communication de l’Unicef. D’après l’orateur, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance se montre très actif dans le Kasaï-central, en élaborant des programmes d’urgence en faveur de la population vulnérable. Il s’évertue aussi à distribuer des kits d’eau potable et d’assainissement, dans le souci ultime de venir en aide aux familles qui passent trois à quatre mois dans la brousse, a-t-il commenté. « Ce qui nous a frappé le plus lors de nos différentes descentes dans le Kasaï-central, ce sont les aspirations formulées par la plupart des enfants des familles trouvées dans la brousse. Ils nous ont confié qu’ils souhaiteraient reprendre le chemin de l’école. C’est triste d’entendre cela.il faut que les violences cessent dans cette partie de la RDC », a-t-il martelé.
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