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La question des joutes électorales au Congo-Kinshasa sera bel et bien abordée au siège des Nations Unies, à New York. Didier Reynders, Ministre des Affaires Etrangères belge, avait déjà avisé l’opinion à ce sujet. Dans les hautes sphères, cette problématique se murmurait et la date du 15 septembre était, dans la foulée, dévoilée. Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire d’hier, mercredi 6 septembre, la Mission des Nations Unies au Congo -MONUSCO- a confirmé cette information. Le 18 septembre prochain, et non le 15, se tiendra au siège de l’ONU une réunion consacrée, effectivement, à la RDC. C’est Jean-Pierre Lacroix, chef du département des opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies, qui la présidera. Et, cette dernière devra porter, entre autres, sur le soutien au processus électoral en cours au pays et, aussi, à l’application de l’Accord du 31 décembre. Les deux sujets mis ensemble laissent entendre, pour plusieurs observateurs, que les Nations Unies auront à se prononcer, de nouveau, pour la publication d’un calendrier électoral respectueux du délai fixé dans le compromis de la Saint Sylvestre.

Pourtant, au pays, à la suite des travaux d’évaluation du processus électoral organisés à Kananga fin octobre, la Commission Electorale Nationale Indépendante –CENI- s’est vue recommander de publier un calendrier électoral ‘’réaliste ‘’. Ce, par et le Gouvernement et le Conseil National de Suivi de l’Accord, du moins son Vice-président car, Olenghankoy, le numéro Un de cette structure, était restée à Kinshasa, estimant que la tripartite, la vraie, devrait être tenue à son initiative. Ce dernier détail omis, fort de l’impulsion de Kananga, pour des nombreux experts, la CENI de Nangaa se prépare à rendre public un chronogramme s’échelonnant au-delà de 2017 puisque dans son ‘’réalisme ‘’, ce calendrier tiendra compte des contraintes techniques, légales, financières et autres qui ont poussé la centrale électorale à déclarer impossible l’organisation des élections cette année.

Nouvelle résolution ?

Sur la radio belge RTL, Reynders déclarait : « On va débattre du Congo prochainement à l’ONU. Il faut maintenant un calendrier électoral précis. Il y a un accord qui a été signé entre le Pouvoir et l’Opposition. Il faut maintenant le mettre en œuvre (…).

La pression va rester forte. Il y a déjà celle de l’Union européenne». Ce décor, pour beaucoup, pressage ce que devra être la prochaine réunion sur le Congo-Kinshasa aux sièges des Nations Unies. Et, à la clé des empoignades, certainement, qu’une résolution onusienne pourrait encore être prise sur la République Démocratique du Congo.

Interrogations

Mais, quelle sera l’impact d’une énième résolution de l’ONU? Fin 2016, alors que le glissement bandait aux nez, n’y avait-il pas eu une résolution, la 2277 ? Kinshasa n’a-t-il pas crié à l’ingérence ? Des aboiements ont été entendus, certes, mais la caravane, elle, a continué son chemin. Et, depuis, malgré l’accord de la Saint-Sylvestre et la résolution 2348, le parcours de la crise au Congo-Kinshasa ne reste-t-il pas inchangé ?

Ces questions, ces lancinantes préoccupations, restent pendantes. Mais, les faits sont que de nouveau la situation électorale de la RDC va être le sujet des cogitations à l’ONU. Là, encore, il faille se demander les options qui seront, de manière tant officielle qu’officieuse, s’il y en a, prises pour résorber l’impasse congolaise. Vont-ils opter pour un énième dialogue ? Peut-être. Mais, il faille signaler qu’à Kinshasa, l’Opposition, surtout le Rassemblement/Limete, a d’ores et déjà rejeté cette option. D’où, l’horizon 2017 reste bien incertain.
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