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Ce qui devait arriver n’a pas tardé à arriver. Alors que le débat de l’invalidation du passeport semi-biométrique fait encore rage dans le pays, l’Union européenne vient de jeter un pavé dans la marre kinoise. Et le trouble dans les arguments du gouvernement congolais.


Pour justifier sa décision de déclarer « ne plus avoir court légal », les anciens passeports semi-biométriques, à partir du 16 octobre prochain, le ministère des affaires étrangères a évoqué l’impératif « d’uniformiser l’identification des citoyens congolais lié à des considérations sécuritaires ». Tandis que le ministre de la communication et des médias relevait, face à ces problèmes sécuritaires, que « certaines puissances étrangères ont annoncé qu’au mois de novembre 2017, les détenteurs des passeports semi-biométriques congolais ne [pourraient] plus accéder sur leurs territoires ».

Problème, l’Union européenne, une des principales destinations des voyageurs congolais présente une lecture bien différente ce vendredi.

« Les passeports semi-biométriques congolais ont toujours été acceptés en espace Schengen, tout comme les passeports biométriques depuis la fin 2015 », a indiqué un communiqué de la délégation de l’Union européenne en accord avec les ambassadeurs accrédités à Kinshasa comme le précise le texte, qui insiste, « il n’y a jamais eu de remise en cause, pour quelque raison que ce soit, de la validité d’un passeport congolais, sauf naturellement, quand il était établi qu’il était frauduleux ou contrefait ».

En termes diplomatiques et par ce communiqué, l’UE a clairement voulu mettre à « nu » les arguments avancés par les autorités congolaises pour justifier une mesure controversée, que beaucoup voient comme une manière de préparer le terrain au « verrouillage » du pays, à l’approche de la fin promise agitée, de l’année.

Même si la décision du gouvernement conduit les européens à suspendre, « jusqu’à nouvel ordre, l’émission de vignettes visa sur les passeports semi-biométriques congolais », comme le fait savoir le texte de l’UE, ce démenti ajoute un peu plus de doute au désordre qui ne fait que s’accumuler au sujet du passeport congolais déjà au coeur du scandale « passeportpapers ».

Alors que Jeune Afrique révélait le 16 septembre une décision émanant directement de la présidence de la république, la confusion qui continue à entourer le passeport congolais – déjà vendu très cher, officiellement, 185 dollars, 260 selon les dépendeurs du précieux et coûteux sésame – ne peut que contribuer à renforcer le fossé déjà abyssal entre une population prise à la gorge par la crise politico-économique et les dirigeants.

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