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Un mois après avoir lancé son mouvement citoyen, « Les Congolais debout », l’homme d’affaires Sindika Dokolo précise un peu plus sa feuille de route. Dans un de ses nombreux tweets du weekend, l’opposant congolais promet que le destin de la RDC « s’écrira entre le 30 septembre et le 31 décembre 2017 ». Un message accompagné d’un appel à la mobilisation. « Soyons prêts pour sauver notre démocratie du projet Kabiliste », a-t-il martelé.

« Joseph Kabila a trop foulé au pied ce que nous avons de plus sacré. La rue seule peut nous libérer », rappelle celui qui est, à l’instar de son ami Moïse Katumbi, forcé à l’exil. Mais Sindika Dokolo qui a également signé le Manifeste du citoyen congolais, ce document conçu par une dizaine d’organisations de la société civile dont « Les Congolais debout » et qui appelle au départ du chef de l’État, voit son plan continuer à engranger de grands soutiens.
C’est le cas du président du Rassemblement. Depuis Bruxelles où il est très vite rentré en fin de semaine, Félix Tshisekedi a appelé les Congolais à se joindre au Manifeste de Paris, « qui est aussi une réponse à l’appel des évêques congolais », a-t-il dit à Libre Belgique. Pour le chef de file de l’opposition qui annonce le début d’une campagne de désobéissance civile le 1er octobre 2017, la rue aura raison de la « dictature » de Kabila.

Alors que le stade des Martyrs a une nouvelle fois offert l’occasion aux opposants au chef de l’État de le défier au milieu d’un mauvais résultat des Léopards, tenu en échec par la Tunisie, dans les éliminatoires en vue de la coupe du monde – qui n’a rien arrangé, le porte-parole de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu y va, lui, de sa métaphore climatique : « la tempête actuelle de catégorie 1 va devenir le 31 décembre un ouragan dévastateur comparable à Irma », a-t-il tweeté en faisant référence à l’article 64 de la constitution.
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