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*Il l’a confirmé hier, en début de la matinée, lors d’un point de presse de clarification qu’il a tenu au 7ème niveau de l’Immeuble Intelligent, à la Gombe. Pierre Kangudia Mbayi est et reste Ministre d’Etat, Ministre du Budget au sein de l’actuelle équipe gouvernementale que dirige Bruno Tshibala Nzenzhe, en dépit de la décision de l’UNC exigeant, plutôt, sa démission. Puis, pour se retrouver au summum de sa sérénité, il a choisi la posture du pire. Ainsi, a-t-il décidé, à son tour, de quitter l’UNC. Et pour le reste, tout en se remettant au service de la Nation, Pierre Kangudia se tient à la disposition du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, celui-là même qui, en principe, l’avait nommé le 8 mai 2017, Ministre d’Etat, Ministre du Budget, à travers son Ordonnance n°17/005 portant nomination de Vice-premiers Ministres, des Ministres d’Etat, des Ministres Délégués et des Vice-ministres. Car, à son avis, c’est à lui seul que revient la décision de le relever de ses présentes fonctions par un acte contraire.

Il n’a ni digéré l’acharnement, ni compris les raisons de l’empressement. Pierre Kangudia, très profondément touché, était hier devant les médias, pour parler de lui-même. De nature, dit-il, il préfère les chiffres à tous les discours dithyrambiques. Loin de la polémique et de la politique politicienne, l’homme refuse de quitter son poste sur fond de ce qu’il qualifie de chantage et de pression emberlificotante.

En âme et conscience, il explique que lorsqu’il a été appelé à l’UNC, à la résidence de Vital Kamerhe, au Quartier GB, il n’était pas seul. A ses côtés, Kangudia avait, en effet, pris soin de se faire accompagner de quatre membres de son cabinet. Au menu de ses échanges, ce dernier lui a signifié la décision portant sur son retrait du gouvernement pour des motifs liés notamment, à la non-organisation des élections et, surtout, à la non-publication du calendrier électoral.

Pris de court, il avait demandé 48 heures de réflexion. VK a dit niet. Puis, il a demandé 24 heures. VK a dit également niet. Et, enfin, comme cette décision devrait être communiquée au Premier Ministre, Bruno Tshibala, avec une ampliation, au Président de la République, avant sa publication à 18 H30’ du même jour, VK lui concédera, tout de même, six heures.

Contre toute attente, alors qu’il venait de rentrer dans son bureau, Kangudia était surpris d’apprendre qu’il était viré du gouvernement, explique-t-il.

Mais, la loyauté ?

Même si pour des raisons de loyauté, il aurait pu obéir au mot d’ordre de son parti mais, devant une telle pression aux allures d’un montage grossier, il a dû se résoudre de rester au gouvernement, pour ne pas prêter le flanc à la manipulation, ni servir de cobaye à l’expérimentation des stratégies politiques qui, apparemment, sont mal ficelées.

Pierre Kangudia refuse, dans ce contexte-là, de satisfaire les intérêts égoïstes et personnels de certaines personnes dont il n’a même pas cité les noms, en créant inutilement, une crise au sein du gouvernement qui, à coup sûr, devrait fragiliser les membres du Gouvernement issus de l’Opposition et ayant participé aux Dialogues de la Cité de l’Union Africaine et à la CENCO.

Comment peut-on justifier mon retrait, seul, des institutions tout en laissant, à titre purement illustratif, le Représentant de l’UNC continuer à exercer ses fonctions à la CENI, alors que celle-ci est l’organe attitré pour piloter les élections ? Telle est la question de fond qu’il soulève et dont la réponse ne viendrait que de ceux qu’ils considèrent, outre mesure, comme les auteurs d’une ‘’cabale’’ montée et manquée contre sa personne.

Revirement spectaculaire

A l’UNC, les choses avaient, plutôt, l’air d’aller très vite. Déjà, à l’annonce de la nouvelle, il n’était pas possible de s’attendre à un tel revirement spectaculaire de la situation paradoxale ; celle d’un cadre appelé à démissionner du gouvernement et qui choisit, librement, de claquer la porte de l’UNC.

Comment Vital Kamerhe va-t-il gérer cette nouvelle crise au sein de son parti, sans qu’il ne puisse, lui-même, jeter en pâture son honneur et sa propre réputation, dans la rue ? Ce n’est pas la première fois que cela arrive qu’un Haut Cadre du parti lui brûle la politesse. Autrefois, Gustave Omba, le Représentant de l’UNC à la CENI, avait refusé d’obtempérer à ses ordres allant dans le même sens. Quelles leçons en a-t-il tirées ?

LPM





Déclaration du Ministre d’Etat, Ministre du Budget, Pierre Kangudia Mbayi

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Je vous ai invités ce jour, à mon cabinet situé au 7ème niveau de l’immeuble du Gouvernement, pour vous donner ma position, à la suite de la décision de mon retrait du Gouvernement d’Union Nationale en ma qualité de Ministre d’Etat, Ministre du Budget, prise par mon parti politique, l’Union pour la Nation Congolaise, en sigle UNC.

En effet, comme vous le savez tous, ce lundi 23 octobre 2017, vers 12 heures 30 minutes, accompagné de quatre membres de mon cabinet, j’ai été reçu en audience par le Président de mon parti en sa résidence située au quartier GB, pour m’informer de sa décision de me retirer à tout prix du Gouvernement dirigé par son Excellence Monsieur le Premier Ministre, BRUNO TSHIBALA NZENZHE, au motif de me mettre à l’abri de toute humiliation, car, m’a-t-il dit, les informations concordantes en sa possession faisaient état de mon remaniement dans les 6 heures qui suivent.

Comme il tenait à rendre public ce retrait à 18 heures 30 minutes, il m’a accordé ce délai pour rédiger et déposer ma démission.

Curieusement, à peine rentré à mon cabinet, j’ai constaté que cette décision avait déjà été livrée à la presse, après l’avoir fait avaliser de façon cavalière par la Direction Politique nationale élargie du Parti, convoquée de manière sélective à cet effet. Le motif évoqué pour cette décision est la non-organisation des élections par le Gouvernement dans le délai de l’Accord de la Saint Sylvestre ainsi que la non-publication du calendrier électoral par la CENI.

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Aussitôt rendu publique, cette décision a été communiquée, illico presto, à son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, avec copie pour information à son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, à travers la lettre référencée 0019/UNC/PN/VK/CL/2017 du 23 octobre 2017, réceptionnée à la Primature, à 16 heures 31 minutes, sous le numéro 35662.

Cet empressement qui frise un acharnement sur ma modeste personne m’a fait voir la gravité de la décision à prendre en cas de ma démission.

En guise d’illustration, comment peut-on justifier mon retrait seul, des institutions tout en laissant le représentant de mon Parti continuer l’exercice de ses fonctions à la CENI, organe attitré pour piloter les élections ?

Dans ce contexte, je refuse, pour satisfaire les intérêts égoïstes et personnels de certaines personnes, de créer inutilement une crise au sein du Gouvernement qui va à coup sûr, fragiliser les membres du Gouvernement issus de l’opposition, ayant participé aux dialogues de la Cité Africaine et de la CENCO.

Aussi, tout en me remettant au service de la Nation, la décision de mon retrait du Gouvernement ayant été communiqué en ampliation à son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat qui m’avait désigné le 8 mai 2017, Ministre d’Etat, Ministre du Budget, à travers son Ordonnance n°17/005 portant nomination de Vice-premiers Ministres, des Ministres d’Etat, des Ministres Délégués et des Vice-ministres, je vais solennellement me mettre à sa disposition, quant à ce. Car, c’est à lui seul que revient la décision de me relever de mes présentes fonctions par un acte contraire.

Je vous remercie et me mets à votre disposition pour d’éventuels éclaircissements.
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