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Une copie de la lettre adressée au président américain a été aussitôt partagée sur les réseaux sociaux par l’opposition congolaise. Elle est signée Elisabeth Warren, Edward Markey, Cory Booker, Richard Durdin, Benjamin Cardin et Christopher Coons. Six sénateurs démocrates, qui pressent le chef de la Maison Blanche à utiliser, écrivent-il, tous les outils disponibles pour faire face à la crise politique, sécuritaire et humanitaire de plus en plus inquiétante en RDC.


« Comme vous le savez, la décision du président Kabila de rester au pouvoir au-delà de la fin constitutionnelle de [son second et dernier] mandat, a plongé le pays dans un chaos politique », notent les six élus américains. Ils poursuivent en rappelant que malgré tout un accord [de la Saint Sylvestre] a été trouvé le 31 décembre 2016 entre les différentes parties, mais, de « mauvaise foi, Joseph Kabila n’a pas appliqué les termes clés du compromis », peut-on lire dans cette correspondance.

Pointé également du doigt, le président de la CENI [Corneille Nangaa] déjà au centre des inquiétudes pour ses promesses interminables sur la publication du calendrier électoral. Les six membres du Congrès américain rappellent sa sortie publique de Juillet dernier, qui décrétait l’impossibilité de tenir les élections à la fin de l’année.

Dans leur message, les six élus américains s’inquiètent. Alors que les rapports d’ONG et d’experts sur place font état des violences toujours croissantes, selon eux, du bilan du conflit dans le Kasaï qui est passé à plus de 5000 morts et 1,4 million de déplacés selon l’ONU. Bref un tableau sombre auquel ils ajoutent les abus des droits de l’homme et les arrestations notamment des journalistes.

Pour les six sénateurs américains, il y a urgence à agir et ils demandent des nouvelles mesures contre les autorités congolaises. Les sanctions ciblées imposées en 2016 par les États-Unis et l’Union européenne, observent-ils, ont démontré leur efficacité en permettant la conclusion de l’accord du 31 décembre. Cependant, la situation dans le pays nécessite à leurs yeux des nouvelles actions. C’est ainsi qu’ils plaident – si le gouvernement continue à refuser de se conformer à l’esprit et la lettre de l’accord – pour l’utilisation de tous les moyens dont disposent les États-Unis « y compris des sanctions sous le Executive order 13671 sur RDC ou encore le gel des transactions financières, mais aussi les outils tels que le Global Magnitsky [qui autorise par exemple le président américain à révoquer le visa de certaines personnalités, Ndlr], pour affecter les calculs de centaines personnes qui gardent une grande influence sur le chef de l’État », déclare encore le document.

« Nous vous exhortons d’agir immediatement pour positionner les États-Unis à jouer un rôle de leadership pour prévenir un conflit similaire et de se tenir prêts pour apporter une réponse qui sauvera les vies en faisant preuve re responsabilité », concluent-ils leur lettre en faisant référence la guerre que vient de connaitre la RDC. Avec ses millions de morts.

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