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Le ministre de la communication et des médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, explique que la visite de l’ambassadrice des USA aux Nations Unies, Nikki Haley, est essentiellement motivée par la volonté de son pays de réduire conséquemment le budget alloué par l’ONU à la Monusco.

Dans une interview accordée à ACTUALITE.CD, Lambert Mende soutient que Nikki Haley est venue “évaluer” les réels besoins de la force onusienne. Il n’y aura pas d’élection d’ici décembre 2017, il ne faut pas rêver, dit en outre Lambert Mende. Le CNSA, la CENI et le Gouvernement se sont mis sur la table pour évaluer le processus et c’est par rapport à une disposition de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Selon une certaine opinion, l’arrivée de Nikki Haley en RDC rappelle celle de Richardson en 1997. Qu’en dites-vous ?

Nous savons bien pourquoi elle est venue. C’est parce que les États-Unis veulent réduire leur contribution aux Nations Unies et donc ils insistent pour le rétrécissement du budget de la Monusco qui est la mission la plus importante des Nations Unies. Alors, elle est ici pour évaluer les besoins réels de cette mission pour qu’il n’y ait pas de gaspillage. C’est pourquoi elle fera Kinshasa et Goma. C’est pour visiter la Monusco. Parce qu’il y a une menace contre la sécurité mondiale à partir de la région des Grands Lacs. C’est sa première mission. Le reste, c’est juste des discours de propagande prématurés des médias de l’opposition.

Selon d’autres sources, Nickey Helley est là également pour mettre la pression pour la publication du calendrier électoral, mais aussi rappeler au président de la République pour qu’il quitte le pouvoir…

Je n’ai pas entendu ça! J’ai lu la déclaration de Nikki Haley quand elle est arrivée, elle ne pouvait pas dire des choses comme ça. En diplomatie, on ne parle pas comme ça, dans les médias politiques, peut-être. Il faut attendre quand elle va parler avec le président. En diplomatie les choses ne se passent pas comme avec les médias.

Parlant de l’organisation des élections dans le délai, ne constatez-vous pas que le gouvernement s’éloigne de cet objectif ?

L’accord du 31 décembre ne limite pas le monde au 31 décembre 2017. Il dit que s’il y a des problèmes, le CNSA, le CENI et le gouvernement doivent se concerter pour y pallier. Et les trois organes avaient déjà commencé des concertations. La Ceni a fait un rapport qui indique les difficultés qu’elle a à organiser les élections au 31 décembre. Elle va donc annoncer un calendrier. Tout ce que je peux vous dire est que ce sera le plus tôt possible, mais le 31 décembre, il ne faut pas rêver. Donc nous sommes dans l’accord.

Au cas où les élections n’ont pas lieu dans le délai, peut-on dire que le gouvernement actuel aura échoué ?

Pas du tout ! Parce que la constitution prévoit cette possibilité. C’est pour ça qu’il y a encore un parlement qui a terminé, pour le Sénat, depuis dix ans, une Assemblée nationale depuis quelques mois, et un président de la République depuis un an. Notre constitution ne prévoit pas de vide juridique, il faut arrêter de rêver. Il faut lire la constitution et cesser d’inventer des choses sur l’imagination des chroniqueurs proches de l’opposition. L’accord du 31 décembre ne remplace pas la constitution. Il dit lui-même qu’il est endossé à la constitution.

Cet accord ne tombera pas caduc après le 31 décembre ?

Pas du tout puisqu’il prévoit que s’il y a des difficultés pour organiser les élections le 31 décembre, les trois organes CENI, CNSA et gouvernement doivent se concerter pour pallier aux difficultés. C’est ce qui est en train d’être fait.

Stanys Bujakera Tshiamala
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