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*Majorité-Rassemblement : langage corsé. La société civile râle. Mais, le suspense persiste tant que l’évaluation tripartite encore en cours, au Palais du Peuple, n’aura pas livré ses derniers secrets. Au demeurant, comme tout le monde le sait déjà, la CENI s’apprête, quant à elle, à publier le calendrier dont les tentacules de l’organisation des élections frôleraient le cap d’avril 2019, au plus tôt. Ce qui va, certainement, renforcer la polémique autour des perspectives de l’après décembre 2017, délai butoir prévu, pourtant, dans l’Accord de la Saint Sylvestre, pour la tenue des élections, avant la fin de la rallonge de 12 mois accordés au Président Kabila, lui-même, arrivé à la fin de son deuxième et dernier mandat, le 20 décembre 2016. Il le dit à quiconque voudrait avoir des informations sur la suite du processus électoral. La CENI, insiste Nangaa, a besoin de 504 jours à dater de la fin de l’enrôlement, pour organiser les élections en RD. Congo. Peu importe l’année qui coïncidera avec ce délai, il y tient, dur comme fer. Car, les opérations et préalables qui entrent en ligne de compte sont d’autant multiples que la CENI ne saurait s’y soustraire. De la fin de l’enrôlement à la proclamation des résultats provisoires, en passant par l’organisation des étapes préélectorales, électorales et, naturellement, post-électorales, Nangaa a défini, lui, ce qu’il appelle : ‘’schéma critique’’ aux allures d’un processus électoral, devenu tellement lourd qu’il n’en peut rien. Surtout que certaines matières auxquelles le processus électoral est étroitement lié, ne relèvent pas, forcément, de la compétence exclusive de la CENI. Allusion, selon Nangaa, aux lois essentielles dont la révision de la loi électorale et l’adoption de la loi portant répartition des sièges. Dans le même lot, il y glisse également, toutes les pesanteurs consécutives au financement des élections, à la sécurité du processus électoral et à la formation des agents. D’autres aspects, non moins négligeables, sont épinglés, dans cette démarche somme toute décriée, du côté de l’Opposition. Le moment venu, une fois les conditions réunies, la procédure du choix de l’entreprise appelée à fabriquer et livrer les kits, devrait faire l’objet d’un appel d’offre international dûment lancé, conformément aux normes. Et, même-là, l’enrôlement au Grand Kasaï se poursuit. La CENI dit qu’elle pourrait le faire jusqu’à fin décembre 2017 ou, au cas contraire, elle s’étendrait le long du mois de janvier 2018. Lorsqu’elle en aura fini, il n’est pas exclu qu’elle lance, juste après, l’enrôlement des congolais de l’étranger, s’il faut se conformer aux exigences de la loi électorale en vigueur. Gerbe de réactions Le décor, ainsi planté, divise la classe politique. A la Majorité, la Centrale électorale dispose de toutes ses prérogatives, pour organiser le processus électoral. Personne d’autre ne peut s’immiscer, ni perturber le travail de la CENI, soutient-on, à la Majorité présidentielle. Kokonyangi, lors de sa conférence d’hier, à l’Invest, n’y est pas allé par le dos de la cuillère. Il a redistribué les cartes et tiré à boulets rouges sur Félix Tshisekedi et ses colistiers. Dans les états-majors des partis de l’Opposition, les positions abondent et se ressemblent. Félix Tshisekedi est pour une courte transition de six mois sans Kabila, ni Nangaa. Kamerhe, se disant choqué, appelle à l’unité de l’opposition contre le régime. François-Xavier Beltchika parle, lui, d’un front commun de l’opposition pour organiser la résistance. Eve Bazaïba, du MLC et du Front pour le Respect de la Constitution, estime qu’un délai d’environ 200 jours suffirait, pour que la CENI s’acquitte de ses missions. Batumona, du MSC, réagissant à chaud aux propos de Nangaa, évoquait l’idée d’une déclaration de guerre. La plupart des associations de la société civile appellent à la démission de Nangaa et de son équipe de la tête de la Centrale électorale. Quiproquo Des incertitudes planent. L’horizon paraît brumeux, pour l’issue du processus électoral. Dès lors que les parties prenantes battent pavillon, pour ramer à contre-courant, comment, dans ce quiproquo, les rassurer ? La fiabilité, la crédibilité ou la transparence en souffriront tellement que les résultats, tôt ou tard, seront fortement contestés. D’aucuns conseillent, d’ores et déjà, le retour au schéma du consensus. Retrouver la table de discussions, écrouler les murs de méfiance, rebâtir la cohésion, pour essayer, enfin, d’y aller autrement mais, avec l’appui de tous, serait l’idéal pour sortir le pays du cycle récessif et fantasque des ratés du processus électoral qui déboucheront, sûrement, sur un éternel recommencement.
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