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* Face à l’insalubrité devenue une marque de la ville, la responsabilisation des bourgmestres s’impose comme une nouvelle approche d’assainissement et de l’hygiène. Pas un pas, sans une décharge publique aux abords d’une artère principale de Kinshasa. On en trouve sur l’avenue des Huileries, Kabambare, Kabinda, Victoire, Assossa, Ngiri -Ngiri, Yolo… Cet échantillon est loin, et même très loin d’être représentatif. Car, il existe plusieurs autres poubelles dans la ville. Bienvenue la poubellisation de la capitale ! Cependant, si à l’origine de cette initiative des autorités urbaines, l’idée était d’assainir l’environnement de la très vaste métropole rd congolaise, les décharges publiques ont plutôt démontré le contraire. Ces poubelles placées dans les espaces publics chargent davantage l’environnement à Kinshasa ! Quiconque y passe, doit prendre la précaution de se pincer le nez. Car, ces ordures de tous genres attendent des semaines entières voire des mois, avant d’être évacuées. Entre-temps, elles se décomposent et dégagent des odeurs nauséeuses. A certains endroits, notamment sur les avenues Kabambare et Kabinda, dans la commune de Barumbu, les murets des décharges publiques ont croulé sous le poids de leurs contenus. Moralité, les détritus se déversent sur la voie publique et obstruent le passage, sous les regards impuissants des usagers ! De multiples et incessantes interpellations des populations kinoises en direction des gestionnaires de la ville, demeurent lettre morte. Comme qui dirait, les Kinois crient dans le désert. L’IMPERATIF D’UNE NOUVELLE APPROCHE D’ASSAINISSEMENT La malpropreté semble avoir franchi le seuil du tolérable à Kinshasa. Le constat saute à l’œil nu. Certains observateurs vont jusqu’à soutenir que l’ubiquité actuelle de l’insalubrité, dépasse le décor naguère observé avant l’instauration des poubelles publiques dans différentes communes de la capitale. Face à cette puanteur qui est presque devenue une marque identitaire de la ville de Kinshasa, des spécialistes d’hygiène environnementale sortent de leur silence. Au-delà des jérémiades, ces experts font des propositions concrètes. Ils suggèrent une nouvelle approche d’assainissement de la capitale. Ils estiment que la solution au sempiternel problème de salubrité dans la capitale passe par la responsabilisation des bourgmestres. Cela passe par la rétrocession des 40% des recettes dues aux entités décentralisées. Dans une ville comme Kinshasa, où des milliers de jeunes gens en âge de travailler courent encore les rues, il ne devrait plus, en principe, se poser un problème d’assainissement. Car, les gestionnaires de la ville ont une importante main d’œuvre à leur portée. Hélas. L’INCIVISME DES KINOIS La capitale ploie sous une insalubrité totale qui plombe tous les efforts fournis par le Gouvernement pour la rendre propre. Une véritable tâche noire sur la modernisation de la capitale. Les responsabilités sont sans doute partagées. Si en amont, des flèches sont tirées en direction des autorités politico-administratives de la ville, en aval, des observateurs dénoncent un déficit de civisme environnemental dans le chef des Kinois. A partir du moment que dans certains quartiers, les caniveaux tiennent lieu de décharges publiques, alors il se pose un vrai problème d’éducation à citoyenneté. Nombreux sont des Kinois qui ont une perception erronée du rapport gouvernants-gouvernés. Que les abords des artères publiques se transforment par moments (généralement en fin d’après-midi), en marchés de fortune, c’est parce que la situation socioéconomique actuelle du pays s’y prête. Tout le problème, c’est qu’après ce petit négoce de survie, les vendeurs abandonnent tous leurs déchets sur la voie publique. Moralité, on se réveille le matin avec un boulevard parsemé d’emballages de chikwangues, de bouteilles en plastique, de sachets de couleurs et formats différents. Du coup, le boulevard Lumumba nouvellement reconstruit, perd de toute sa splendide. Dès lors que cet incivisme ambiant rime avec l’ "I " de ceux qui sont appelés à gérer la cité, l ville de Kinshasa, dans ses quartiers populaires, n’a rien d’une agglomération moderne. Tout bien considéré, l’insalubrité généralisée dans la capitale rd congolaise pose aussi un problème réel de santé publique. Car, il serait illusoire de prétendre avoir une population en saine santé, dans un environnement totalement pollué !
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