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Des acteurs politiques de tout bord, des membres de la société civile, des confessions religieuses, des chefs coutumiers et des scientifiques se sont réunis, du 8 au 18 octobre dernier, à Joli site, dans la commune de Mont-Ngafula. Objectif : "trouver des pistes susceptibles d’éviter à la RDC le chaos après décembre prochain". A l’issue des travaux en plénière et en commission, les violons se sont accordés pour donner au pays une transition de deux ans, sans le président de la République, Joseph Kabila. Ces assises s’inscrivaient dans le cadre de la relance de la Conférence nationale souveraine (CNS). Cette transition, précise le rapport final des travaux, sera conduite par un organe appelé Haut conseil national de transition (HCNT). Soucieux de faire table rase de la classe politique actuelle, "remplie d’opportunistes aux appétits égoïstes", les conférenciers ont élu Kapend Kanyimbu Elie comme président national de cet organe. "Organisée par le Front de libération nationale du Congo (FLNC) et alliés, réunis au sein de la plateforme Opposition transitoire d’appui au peuple (OTAP), la réouverture de la CNS répond fondamentalement au besoin de sortir définitivement la RDC de la crise politique et institutionnelle qui la rongent depuis son accession à l’indépendance", a indiqué Elie Kapend. Plus de 1780 personnes ont pris part à ce forum, affirme-t-il. Ces participants, poursuit-il, ont été sélectionnés en veillant à la représentation de toutes les couches sociales du pays. "Acteurs politiques de toutes officines, organisations de la société civile, confessions religieuses, chefs coutumiers, universitaires et autres personnalités. Tous ont mis la main à la pâte afin de résoudre de façon définitive tous les problèmes qui enveniment le jeu sociopolitique en RDC", a affirmé Alex Mukendi, SG de l’Otap. STATUT SPECIAL AU PRESIDENT SORTANT Les conférenciers ont, par ailleurs, mis l’accent sur le statut spécial à accorder au président sortant, en l’occurrence Joseph Kabila. « Pour lui garantir tous les droits et libertés à travers toute la République, nous avons décidé de lui accorder un statut V.I.P. Ce, pour avoir exercé le pouvoir politique pendant 16 ans et pour le fait qu’il soit le premier président congolais honoraire en vie », a affirmé le rapporteur de ces travaux. A travers ce statut, poursuit-il, l’État congolais lui assurera tous les honneurs liés à son rang, la sécurité de sa personne et de ses biens, ainsi que de celle de sa famille. Ce statut lui confère aussi le droit d’exercer des fonctions dans la chambre des hautes résolutions et de décisions de l’Etat qu’est le Sénat. Le rapport de ces assises préconise également la mise en place d’un gouvernement de transition, composé de 26 ministres, d’un Premier ministre et de deux vice-premiers ministres. M.Ntwa Osiamba a été désigné chef du gouvernement, assisté de Mwimba Risasi et Mukendi Kamama Alex, respectivement vice-premiers ministres. FEDERALISME COMME FORME DE L’ETAT La problématique de la forme de l’Etat est l’un des sujets cruciaux qui ont été abordés lors de ces travaux. Après discussions, les participants ont, à l’unanimité, opté pour un fédéralisme régulant les 26 provinces du pays qui, elles, seront réparties en 4 Etats autonomes, à savoir le Bakongo, le Baluba, le Baswahili et le Bangala. Bénéficiant du soutien du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, ces assises tirent leurs fondements juridiques des ordonnances instituant la CNS des années 91 et 92, ainsi que dans la correspondance du ministère de l’Intérieur du 12 février 2015, autorisant la réouverture de la CNS. La tenue de cette deuxième phase de la CNS a été précédée par une série des travaux préparatoires qui ont duré deux ans. "Ces travaux ont permis de mettre en place un cahier de charge énumérant tous les problèmes qui bloquent l’essor de la RDC comme véritable pays émergent", a affirmé Alex Mukendi. QUI EST ELIE KAPEND ? Dans son discours de clôture des travaux, Kapend Elie Kanyimbu a appelé le peuple congolais à la vigilance et à tirer les leçons des joutes électorales de 2006 et 2011. "Le dialogue de la Cité de l’UA et de la Cenco n’ont pas été une réelle solution aux problèmes des Congolais. La meilleure façon de mettre fin aux manœuvres dilatoires du pouvoir en place, c’est d’organiser une transition inclusive sans Kabila. Celle-ci permettra la réforme de la CENI et la réalisation de tous les préalables, en vue d’avoir des élections apaisées et crédibles", a-t-il indiqué. Elie Kapend Kanyimbu est l’un des cofondateurs de l’Alliance des forces démocratiques de la libération du Congo (AFDL). Homme au parcours à la fois politique et militaire, il se veut un défenseur des valeurs républicaines.
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