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Le procès « Kamwina Nsapu » s’ouvre ce vendredi 24 novembre Kinshasa. L’heure de vérité. Notamment pour les cas de deux experts de l’Onu assassinés en mars 2017 en pays lulua dans le Kasaï central. Enjeux d’un procès. C’est le début de l’épilogue judiciaire dans le dossier « Kamwina Nsapu ». Il s’ouvre, en effet, ce vendredi 24 novembre à la Haute cour militaire(HCM) à Kinshasa le procès des présumés porte-étendards de la milice qui a perpétré quantité de crimes dans l’espace kasaïen et même –rapporte-t-on à Kinshasa. De l’avis de nombre d’observateurs, ce procès sera notamment l’occasion d’élucider le mystère de l’assassinat de deux experts onusiens. En l’occurrence, la suédoise Zaïda Catalan et l’Américain Michaël Sharp. Ces deux enquêteurs de l’ONU qui, selon toute vraisemblance, étaient tombés en mars 2017, dans une embuscade des miliciens Kamwina Nsapu. A ce sujet, la vidéo montrant la décapitation de Catalan et Sharp a tout d’une pièce à conviction. Au regard de cet odieux assassinat, il ne saurait faire l’ombre d’un doute que le modus operandi est celui des terroristes. Sans préjuger de l’issue du procès, il ne serait pas prématuré de subodorer que les tueries dans le Kasaï relevaient du terrorisme. Car, outre l’exécution de deux experts des Nations-Unies des fonctionnaires dont des cadres de la territoriale ou leurs membres de famille ont été subi les affres de la milice Kamwina Nsapu allant jusqu’à des décapitations. Et que dire de nombreux anonymes abattus de sang froid dans l’espace kasaïen en commençant par le Kasaï central d’où la spirale terroriste était partie. Ce, avant d’affecter les provinces du Kasaï, du Kasaï –oriental, de la Lomami et même du Sankuru. Partout, des morts, des femmes violées, des écoles, des bâtiments publics et des maisons d’habitations détruits ou incendiés. Une hécatombe qui a vu les habitants de nombre de territoires de l’espace kasaïen fuir leurs milieux. Certains pour se cacher dans des forêts. D’autres ont pris la direction du Grand Bandundu en particulier du Kwilu. D’autres encore se sont réfugiés en Angola. Résultat, la vie s’était comme arrêtée dans la quasi-totalité du Grand Kasaï. Administrations, écoles, centres de santé…fermés. Conséquence, l’enrôlement des électeurs a commencé avec grand retard dans ces provinces du centre du pays. Même chose notamment pour les épreuves de l’examen d’Etat. LE TERRORISME A FRAPPE AUSSI A KINSHASA L’onde de choc terroriste a atteint même la lointaine capitale. Des attaques meurtrières contre des postes de police, des maisons d’arrêt, l’ex- prison centrale de Makala, le marché central ont été enregistrées. Des policiers brûlés vif. L’horreur a atteint son paroxysme avec l’assassinat de l’administratrice du Marché central. Une scène qui rappelle les attaques terroristes que connaissent des pays comme la France, la Belgique, la Turquie ou encore l’Irak. Des suspects ont été arrêtés. Des présomptions de connexions avec des forces politiques brandies. C’est donc tous ces actes terroristes qui seront passés au crible…judiciaire à partir de ce vendredi. « Un procès public dont l’enjeu est de démontrer que comme d’autres pays civilisés, la RDC entend laisser la justice faire son travail même dans un dossier où comme ailleurs le caractère terroriste saute aux yeux », indique un expert ès criminologie. En particulier, pour les cas de deux experts de l’ONU, Kinshasa entend coopérer jusqu’au bout afin que tout le monde se rende compte qu’il s’est agi bel et bien d’un acte terroriste.
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