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Longtemps mis à moitié dans les placards, cette recommandation, une des plus cardinales du compromis de la Saint Sylvestre, resurgit. C’est l’organisation régionale du vieux continent, l’Europe, qui la remet de nouveau sur le devant de la scène politique congolaise prise dans le tourbillon de la problématique du 31 décembre et de l’après selon les prévisions du calendrier électoral. C’est, au fait, dans sa réaction relative à la publication de ce chronogramme de la CENI que l’Union Européenne pose le curseur sur l’un des sujets qui a le plus crispé les esprits lors des discussions directes au Centre Interdiocésain fin 2016. Il s’agit bien de la décrispation. Pour l’UE, le calendrier électoral ouvre le cycle des élections au Congo-Kinshasa, cycle qui devra mener le pays vers une transition démocratique. Mais, selon l’Union Européenne, ‘’pour réunir les conditions d’élections crédibles et inclusives, il est primordial de mettre en œuvre les mesures de décrispation politique nécessaires, dans le respect de la Constitution et de l’accord du 31 décembre 2016 ‘’. Responsabilisant les autorités et institutions en charge de l’organisation des joutes électorales de mettre en œuvre effectivement le calendrier électoral, dans un processus consensuel impliquant tous les acteurs politiques et civils, l’UE dit se mettre en action afin que l’objectif de la décrispation soit de rigueur. ‘’Dans ce cadre (celui de la mise en application de la décrispation politique ndlr), l’Union européenne travaillera avec les acteurs congolais et ses partenaires, en particulier les Nations Unies, l’Union Africaine, la Communauté de développement de l’Afrique australe et l’Organisation Internationale de la Francophonie, pour contribuer à atteindre cet objectif ‘’, dit cette organisation. Qui signifie d’ores et déjà que ‘’l’Union européenne fait partie de l’équipe conjointe d’experts, qui, conformément au communiqué de la réunion tenue en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies le 19 septembre 2017, aura pour mandat d’accompagner la mise en œuvre du processus électoral ‘’. Signaux clairs Des observateurs aguerris de la scène politique Rd Congolaise lisent derrière la volonté, renouvelée, de voir le climat politique être décrispé, l’intention de chercher une voie d’apaisement entre pouvoir et opposition. Depuis la publication du calendrier électoral, entre l’aile dure de l’Opposition et le régime de Kinshasa, c’est tout sauf un grand amour. A l’approche du 31 décembre, ce décor ne promet rien car ce sont des rixes qui sont redoutés. Loin de souscrire au schéma du chaos, l’UE, visiblement, veut couper la poire en deux. Peut-être que s’il y a, vraiment, décrispation, la plupart des opposants pourront accepter d’avaler la pilule amère de la transition avec Kabila et rejeté la TSK jusque-là exigée. Le consensus en plus En plus de l’UE, la Belgique a insisté sur cet aspect. Pour cette dernière, tous les acteurs doivent être associés au processus devant mener aux élections et ces derniers doivent tabler sur un consensus quant aux différents aspects des élections.
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