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Mort ou vivant, les Né Kongo préfèrent parler de la disparition. Les députés du Kongo accordent désormais peu d’espoir quant à la survie du député national Né Muanda Nsemi après la traque organisée contre ses adeptes. Ils le conjuguent presque au passé. Dans une interview à bâton rompu à la rédaction de Cas-Info, mercredi 11 janvier, un des membres du caucus des députés originaires de la province du Kongo-Central monte au créneau. A la base, la déclaration controversée d’un membre du gouvernement qui se réjouissait d’avoir neutralisé l’élu de la circonscription de la Funa.

« Si le gouvernement utilise le terme « neutraliser », cela nous laisse croire que la personne n’est plus vivante. C’est pour cela je demande au gouvernement de nous rendre Né Muanda Nsemi, qu’il soit mort ou vivant », estime Jean-Claude Vuemba.

Plusieurs démarches de parlementaires menées dans le sens d’apporter l’éclairage sur cette affaire ont demeuré veines, l’élu de Kasangulu se joint à la famille biologique de Né Muanda Nsemi pour le dépôt prochain d’une plainte contre le gouvernement.

Député national de la législature de 2006, mandat renouvelé en 2011, en plein exercice, Zacharie Badiengila dit Né Muanda Nsemi faisait partie des milliers de prisonniers qui se sont évadés de la prison centrale de Makala, d’après un communiqué du gouvernement, quelques semaines après son arrestation pour outrage au chef de l’Etat et trouble à l’ordre publique. Au courant des mois d’Août et Septembre 2017, plusieurs manifestations réprimées ont été organisées en son nom sans qu’il ne soit présent au milieu de ses adeptes, ou de sa famille biologique. Président du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala, il aurait confié la direction à un de ses membres influents.



Par Edmond Izuba
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