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Le prêtre catholique passionniste enlevé samedi matin dans la commune de N’sele a été relâché en début de soirée par les services de sécurité qui l’ont embarqué après la messe matinale à bord d’un véhicule de la police, a-t-on appris de sources concordantes.

« Il a été libéré hier vers 19h. C’est le service de renseignement militaire (DEMIAP) qui l’avait arrêté (…) ils n’ont donné aucun motif », a déclaré à ACTUALITE.CD Me Georges Kapiamba, coordonateur de l’association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ).


« Nous condamnons ces genres d’harcèlements qui s’organisent de plus en plus au milieu gouvernemental contre les églises, il faut que cela cesse », a ajouté Kapiamba dénonçant un « enlèvement punissable » par la loi.

Curé de la paroisse saint-Robert, le père a été ramené vers 21 heures dans son couvent situé non loin de la paroisse, selon un membre du conseil paroissial joint dimanche par ACTUALITE.CD.

Il a été transporté par la MONUSCO (Mission de l’ONU en RDC … Ndlr), selon la même source. Ce que la porte-parole de la mission, Florence Marchal également joint par ACTUALITE.CD a démenti reconnaissant toutefois que la Monusco a mené des « bons offices » pour sa libération.

De sources policières, le prêtre a été interpellé par le service de renseignements généraux pour un conflit foncier impliquant sa paroisse.



Cette interpellation considérée par l’épiscopat (CENCO) comme un « enlèvement » a eu lieu pendant que les relations entre les autorités congolaises et l’Eglise catholique locale sont tendues depuis les marches organisées fin 2017 par le Comité laïc de coordination (CLC).

Interdite par les autorités, ces marches avaient été violemment dispersées par la police avec un bilan de six morts, selon l’Eglise.

Le 21 janvier, une nouvelle mobilisation à l’appel du même comité a également été violemment dispersée par les forces de l’ordre. Bilan : sept morts.

Jeudi, le Gouvernement congolais a mis en place une commission d’enquête mixte élargie à l’ONU et à la société civile pour recenser les violations « graves » des droits de l’homme lors de ces marches.

Willy Akonda Lomanga
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