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La marche des chrétiens ce dimanche 25 février a été réprimée par les forces de l’ordre et de sécurité dans plusieurs villes du pays. Au moins trois personnes ont été tuées et des dizaines blessés. L’abbé Vincent Tshomba, curé de la paroisse Saint-Joseph et modérateur du collège des curés doyens de l’archidiocèse de Kinshasa, regrette cet énième cas de tuerie. “Tant que nous ne voyons pas la bonne volonté et la bonne foi de nos dirigeants, nous n’arrêterons pas de marche” , affirmé l’abbé Tshomba dans une interview ce lundi 26 février 2018 à ACTUALITE.CD. Pouvez-vous nous dire c’est qui ce dimanche 25 février ? Le matin, nous avons tenu notre messe comme d’habitude et il était prévu de faire la marche après. Nous avons préféré de rester dans la concession que de sortir puisque nous avons fait quelques expériences malheureuses lors de deux précédentes marches. Nous avons voulu épargner nos fidèles de ces situations si éprouvantes. Nous avons chanté, nous avons prié, nous avons marché. Nous avons lu le message du CLC. Vous croyez à ce message du CLC ? Bien sûr que oui. Pour nous, c’est un moyen d’expression. Il faut que notre peuple joue son rôle démocratique d’une manière permanente. On ne doit pas lui faire croire qu’il doit attendre seulement les échéances électorales pour jouer son rôle dans la démocratie. Il doit s’exprimer et agir, s’il le faut, par des moyens pacifiques pour exprimer ses revendications. Et c’est ce que nous voulons inculquer dans notre peuple. Le message que nous envoyons au pouvoir est qu’il doit être attentif aux recommandations du peuple. Nous regrettons que le pouvoir puisse prendre ça dans le sens de l’affrontement. Nous voulons que le pouvoir soit attentif aux souffrances du peuple et que quand le peuple s’exprime il faut qu’il ait une oreille attentive. C’est cela, notre démarche. Quand comptez-vous arrêter avec les manifestations ? Tant que nous ne voyons pas la bonne volonté et la bonne foi de la part de nos dirigeants, nous ne pouvons pas arrêter de marcher. Peut-être que nous pourrons changer les modes mais nous allons jusqu’au bout. Jusqu’au bout, c’est-à-dire que nos revendications sont connues : l’application intégrale de l’accord de la Saint Sylvestre, les garanties pour des élections libres et transparentes. C’est cela l’essentiel. Nous regrettons ces genres d’habitudes de réprimer les marches par des moyens violents comme des gaz etc dans l’enceinte de l’église. Ce n’est pas correct. Nous espérons qu’ils tiendront compte de la nature nos marches avec espoir que ce soit encadrée et non réprimée. Parce que ce n’est pas une épreuve de force. Quand vous avez entendu le premier coup de gaz lacrymogène, qu’est-ce que vous vous êtes dit ? Nous nous sommes dit qu’on ne peut pas faire confiance. Parce que chaque fois, on nous promet qu’il n’y aura rien, qu’il y aura zéro mort mais nous constatons que c’est une répétition. C’est la même chose que nous vivons chaque foi. Alors c’est regrettable pour nous.
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