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Le président de l’Union pour la Nation Congolaise, Vital kamerhe interpelle le président de la république Joseph Kabila sur la crise politique qui s’accentue actuellement au pays. Dans une interview ce mardi 27 février 2018 à ACTUALITE.CD, Kamerhe déplore les cas des morts enregistrés lors des manifestations contre le pouvoir. “Est-ce qu’il faut continuer à compter les morts pour obtenir son départ. Quand un pouvoir commence à se battre contre son propre peuple c’est le monde à l’envers. On achète les armes contre les envahisseurs pas contre son peuple”, a dit Vital Kamerhe. Vital Kamerhe, conseille au chef de l’État de s’inspirer de la vie de certains anciens présidents africains qui ont tenté de se maintenir au pouvoir en violation de la constitution. “Il n’y a rien d’éternel sur cette terre. Regardez ces ex-présidents, ils vivent aujourd’hui dans la paix parce qu’il y a une vie après la présidence. Mugabe avait dit qu’il ne sera jamais ex-président de la république, aujourd’hui il est mieux après la présidence. Le président Zuma refusait de partir, mais aujourd’hui il est joyeux. La présidence use, il faut savoir partir, il faut que le président Kabila puisse se raviser à temps, si non il va accumuler des dossiers et ça sera trop tard quand il va se rendre compte qu’il fallait partir. Prenez la grande porte, vous entrerez dans l’histoire du pays ». Ancien bras droit de Joseph Kabila, Vital Kamerhe a été co-modérateur au dialogue de l’Union africaine sous la médiation de l’ancien premier ministre togolais, Edem Kodjo avant de prendre part aux pourparlers de la CENCO sous l’égide des évêques catholiques. L’église catholique accentue la pression sur le pouvoir afin d’appliquer intégralement l’accord signé le 31 décembre 2016 au Centre interdiocésain. “Nous exigeons tout simplement le respect intégral de l’accord du 31 décembre 2016, plus précisément les articles relatifs à la décrispation politique, aux droits humains et aux libertés fondamentales. Nous ne pensons pas que ça soit trop compliqué pour un président qui voudrait décrisper la situation avant les élections et qui voudrait réellement partir par la grande porte. Libérez les prisonniers politiques et d’opinions, laissez l’opposition et la société civile jouir des mêmes droits que la majorité présidentielle”, a plaidé Vital Kamerhe qui participe régulièrement aux marches initiées depuis le 31 décembre de l’année dernière par le Comité Laic de Coordination, une structure d’intellectuels catholiques, reconnue par l’église.
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