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*A travers son porte-parole, la PNC met en garde « tous ceux qui continueront à emballer la toile en diffusant des propos outrageux à l’endroit de l’officier susmentionné » Le Major Carine Lokeso Koso n’est pas responsable de la mort de Rossy Mukendi, ce manifestant abattu le dimanche 25 février à Lemba lors de la marche interdite, initiée par le Comité laïc de coordination (CLC). Cette mise au point de la Police nationale congolaise (PNC) tombe au moment où certaines personnes s’illustrent à accuser à tort l’officier supérieur qui serait, pour eux, l’auteur de l’homicide. Devant la presse hier, le porte-parole de la PNC a écarté toute responsabilité du Major Carine Lokeso qui, au moment des faits, était le commandant d’unité chargée de disperser les manifestants. Le colonel Mwanamputu admet que le Major Carine Lokeso et le sous-commissaire Willy Mutamba faisaient tous deux objets d’« une agression par une foule très hostile ». « C’est en ce moment que le brigadier en chef Tokis Kumbo de l’escadron mobile d’intervention du Mont-Amba, voulant à tout prix sauver ses collègues, a dû malheureusement tirer sur Rossy Mukendi ». « C’était une sorte de légitime-défense », estime le colonel Mwanamputu. Occasion pour le porte-parole de la PNC de réaffirmer que la balle qui a donné la mort à l’infortuné était bel et bien en caoutchouc et non réelle... « elle a eu effet mortel parce que tiré à 20 mètres de la cible ». ROLE DU MAJOR CARINE LOKESO Quel a été le rôle du Major Carine Lokeso, alors qu’un de ses éléments sur terrain tirait sur Rossy Mukendi ? A cette question, le colonel Mwanamputu explique que « le commandant d’unité qui venait de sauver sa vie n’était pas en état psychologique de contrôler la situation et même incapable de secourir Rossy Mukendi alors qu’il croupissait ». « Il est vrai que nous étions face aux manifestants non armés, mais l’expérience des dernières manifestations nous a rendus un peu prudents », a argumenté le porte-parole de la Police faisant allusion à un major de la Police qui a été tué à Selembao à coups de machette et de bâtons.« Quand ils (manifestants) descendent dans la rue ils sont sans pitié », a-t-ajouté en substance. La PNC fait cette mise au point « pour éviter sans doute toute spéculation susceptible de se propager inutilement, intentionnellement pour jeter le discrédit sur la personne du commandant de l’escadron mobile d’intervention Mont-Amba, qui est très dynamique et professionnelle n’ayant rien à envier à son collègue masculin »,répond le colonel Mwanamputu à une certaine opinion qui mettait en doute le professionnalisme du Major Carine Lokeso. OBJECTIF : FAIRE LE BUZZ D’une manière ou d’une autre, la Police pointe d’un doigt accusateur les personnes autour de la victime, alors que cette dernière succombait après avoir reçu la balle.« S’il était acheminé aussitôt, Rossy serait encore parmi nous. Ceux qui étaient avec lui se sont contentés de prendre des vidéos pour faire le buzz. C’est ce qui a fait que sa situation devienne fatale. Ils ont mis beaucoup de temps ». Le colonel Mwanamputu rejette les accusations selon lesquelles certains agents de l’hôpital Saint Joseph où la dépouille de Rossy Mukendi est gardée seraient menacés. « Pourquoi doit-on menacer un infirmier ou un médecin ? », s’interroge-t-il. Il fallait plutôt reconnaître « le fait que le corps de la victime ait mis un peu plus de temps avant d’être embaumé pourrait justifier la démarche de l’organe de la loi à attendre le résultat d’un médecin-légiste ». Le porte-parole de la PNC dit ne pas comprendre pourquoi la presse continue à propager des informations non vérifiées « alors que la Police a fait des enquêtes préliminaires qui ont abouti à l’arrestation du policier Tokis Kumbo, auteur de l’homicide, identifié et déféré à l’auditorat militaire garnison de la Gombe ». « A ce stade, a poursuivi le colonnel Mwanamputu, nous souhaitons que toute confusion portant sur la responsabilité de cet homicide sur la personne du commissaire supérieur adjoint Carine Lokeso soit écartée », insiste Muanamputu. Il met en garde contre tous ceux qui continueront à emballer la toile en diffusant des propos outrageux à l’endroit de l’officier Carine Lokeso. « Ces derniers s’exposeront à des poursuites judiciaires conformément à la législation pénale en la matière », menace la PNC.
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