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Jean-Marc Kabund, successeur de Bruno Mavungu au Secrétariat général
de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès) depuis le 11 août
2016, sur décision de son défunt président, Etienne Tshisekedi, a
remis, hier mardi 10 avril, sa démission au nouveau président national
du parti, Félix Tshisekedi. On se souvient que cette formation
politique a comblé la vacance à la tête de son exécutif à l’occasion
de son Congrès Extraordinaire, organisé à son siège, sur la 11me
Limete (Petit Boulevard), dans la commune du même nom, du 30 au 31
mars 2018.

Interrogé au sujet de cette décision qui a créé une certaine
agitation dans certains états-majors politiques de Kinshasa, Augustin
Kabuya, chargé de la communication et porte-parole de l’UDPS, l’a
qualifiée de « procédure administrative » normale après le changement
intervenu à la présidence du parti, avec la montée au pouvoir de Félix
Tshisekedi, jusque-là Secrétaire général adjoint chargé des Relations
Extérieures.
Jean-Marc Kabund, a-t-il commenté, devait rendre le tablier afin de ne
pas gêner le nouveau président du parti dans le choix de ses futurs
collaborateurs au Secrétariat général ainsi que dans d’autres organes
de direction. Il ne s’agit donc pas, comme pourraient le croire
certains, d’une rupture entre le Secrétaire général sortant, par
ailleurs président intérimaire depuis la disparition brutale du très
regretté Etienne Tshisekedi, le 1er février 2018, et le président
entrant. Tout en continuant d’expédier les affaires courantes,
Jean-Marc Kabund attend, à l’instar d’autres cadres de l’UDPS, les
nouvelles mises en place des cadres au niveau tant du Secrétariat
général que des fédérations tant nationales qu’extérieures ainsi que
des cellules de base.
On signale qu’avant de rendre le tablier, le Secrétaire général
sortant s’est réjoui d’avoir rempli loyalement et efficacement sa
mission de cheville ouvrière du parti, surtout que sa nomination était
intervenue dans le contexte particulier des actions de revendication
d’un calendrier électoral conforme aux prescrits de la Constitution,
spécialement en ce qui concerne l’alternance au sommet de l’Etat, mais
aussi d’élections démocratiques, libres, transparentes et apaisées.
C’était un environnement de harcèlement permanent d’opposants par le
pouvoir en place, entrecoupé de deux dialogues – celui non inclusif de
la Cité de l’Union Africaine en septembre-octobre 2016) et celui
inclusif du Centre Interdiocésain en novembre- décembre 2016).
Beaucoup reconnaissent en Jean-Marc Kabund un opposant radical et
fidèle à la ligne de conduite tracée du vivant d’Etienne Tshisekedi,
qui est resté constant dans le combat pour le changement de
gouvernance au sommet de l’Etat congolais, en dépit des tentations qui
n’ont pas manqué d’atterrir sur sa table pour le pousser à traverser
la rue. On croit savoir qu’au regard de ce passé plus que propre,
Félix Tshisekedi devrait y réfléchir par deux fois avant de mettre une
croix définitive sur lui.
Kimp
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