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Les évêques sont inquiets du débat identitaire qui semble cristalliser la tension politique actuelle. Ils ont prévenu vendredi dans leur communiqué sanctionnant les travaux de « l’Assemblée générale ordinaire de l’institution financière et des Oeuvres de Développement » du danger que cette délicate question peut créer dans l’esprit de la population.

A l’approche des élections, la Conférence épiscopale nationale du Congo redoute « la montée des tensions identitaires » et surtout « l’instrumentalisation de la justice pour des règlements des comptes politiques. Le message des prélats s’adresse ouvertement à ceux qui prédisent déjà la mise à l’écart de certains candidats à la présidentielle pour leur supposée double nationalité.

La Cenco prévient que sur cette question, la loi doit être appliquée de manière impartiale. « Personne n’est au dessus de la loi qui oit être appliquée de manière impartiale », précise le communiqué signé par l’abbé Donatien Nshole, le secrétaire général de la Cenco.

Au même moment, l’église catholique s’indigne de constater que les préalables exigés dans l’Accord de la Saint Sylvestre pour la tenue des élections transparentes et apaisées se font toujours attendre.

Il s’agit principalement « du volet décrispation ». Pour les évêques, « ne pas les mettre en pratique, c’est compromettre le processus électoral et hypothéquer les élections, unique voie de sortie de la crise actuelle »

Par ailleurs, les évêques s’étonnent surtout que les points majeurs du processus électoral devant faire l’objet d’un consensus politique, n’aient toujours pas trouvé solution. Le cas de la machine à voter proposé par la commission électorale déchire davantage la classe politique. Le débat va même, selon les évêques, au delà des frontières nationales et touche même le pays de fabrication et de provenance de dites machines.

Ainsi pour rassurer toutes les parties au processus électoral sur le volet technique et juridique, les évêques proposent la certification des machines à voter par des experts nationaux et internationaux. D’après la Cenco, cela diminuerait les suspicions de tricherie et de fraude massive dénoncés déjà à haute voix par une bonne frange de la classe politique.



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