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Le ton est monté d’un cran entre la République démocratique du Congo et la France à la deuxième journée de la visite du président angolais Joâo Lourenço. L’hôte du président français qui achève son séjour de 72 heures à Paris, doit en principe arriver aujourd’hui mardi à Bruxelles. Cependant, au cours du point de presse conjoint au Palais de l’Élysée hier lundi 28 mai entre Macron et Lourenço, les deux présidents ont réaffirmé leur attachement à l’accord de la Saint-Sylvestre et à la tenue des élections le 23 décembre prochain avant d’évoquer leur position au sujet de la voie de sortie de la crise en RDC. Le président français a déclaré, pour sa part : "Nous soutenons la médiation régionale… et à la tenue des élections le 23 décembre auxquelles Joseph Kabila n’aurait pas à participer". Et d’ajouter que la France "n’a pas à dicter" au président congolais ce qu’il doit faire. Et de renchérir : "Nous soutenons l’esprit et la méthode de M. Lourenço" avant de préciser : "La France viendra en soutien des initiatives qui seront prises par les pays de la région et l’Union africaine". Il s’agit des initiatives visant à " faire appliquer les accords qui seuls permettront la clarification de la situation politique [en RDC], sans aucune complaisance, dans le calme et avec clarté", a précisé le président français. LOURENÇO : PAS DE DECISIONS PRISES " EN SECRET ", NI DE " CONSPIRATION " De son côté, le président angolais Joâo Lourenço a précisé que la médiation est menée par tous les responsables des organisations régionales, " Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso, Cyril Ramaphosa, et Paul Kagame "avec qui" nous discutons régulièrement de l’avenir de la RDC, tout comme avec M. Kabila". Et de poursuivre : " l’accord de la Saint-Sylvestre a reçu la bénédiction de l’Église, et tout ce qui est béni doit être respecté. Nous conseillons à Joseph Kabila de suivre ce chemin. Mais un conseil n’est pas une obligation". Et d’ajouter : "Nous n’avons pas le droit de dire [à Joseph Kabila] qu’il doit [le] quitter, c’est aux électeurs de le dire à travers les urnes. Mais on se croit dans notre droit à se protéger de toute déstabilisation". Ces élections à venir doivent se passer dans un climat apaisé, selon le président angolais. "On peut organiser des élections en enfer, demain même, mais si personne ne les reconnaît, on ne gagne rien avec ça", a-t-il déclaré. En faisant allusion à la dernière réaction de Kinshasa à la suite des propos d’Emmanuel Macron mercredi 23 mai dernier lors de la visite à Paris du président rwandais Paul Kagame, João Lourenço a pris soin d’expliquer qu’il n’y avait pas de décisions prises "en secret ", ni de "conspiration", mais un " grand besoin de montrer à Joseph Kabila qu’il doit respecter l’accord… Nous nous rencontrons dans quelques jours, j’espère que ça se réalisera", a-t-il souligné.
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