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Le président de l’UDPS, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, venait d’adresser, depuis le 04 mai
dernier, une lettre au président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, pour demander à celui-ci de procéder au remplacement du délégué de l’UDPS et alliés, à la CENI. Ici, la personne visée par Félix Tshisekedi, c’est l’actuel rapporteur du bureau de la commission électorale nationale indépendante, Jean-Pierre Kalamba, que le président de l’UDPS, compte remplacer par un certain Bertin Tshisekedi. Un remplacement qui ne pourrait être fait ni possible, pour motif, le président de l’UDPS n’a pas suivi la démarche régulière en cette matière. En effet, Félix Tshisekedi ne devrait pas adresser sa lettre au président de l’Assemblée nationale, car cette institution ne traite pas directement avec les partis politiques, mais plutôt avec les groupes parlementaires qui sont ses organes consultatifs. Ses véritables interlocuteurs sont les députés du groupe parlementaire UDPS et alliés. La lettre de FATSHI devrait donc être adressée au président de ce groupe. Il a commis une entorse. Premier blocage. Deuxième blocage, c’est cette confusion qui règne actuellement au sein de l’UDPS et alliés. Dans de ce groupe parlementaire, il y a désormais d’une part des députés katumbistes, et d’autres part, des élus qui tiennent à demeurer des tshisekedistes pures. Une cacophonie qui a engendré une division remarquable au sein de l’UDPS et alliés. Qu’à l’occasion d’une plénière, pendant laquelle Jean-Claude Vuemba, qui évoqua ce sujet sur le remplacement de Kalamba, s’était vu rappelé à l’ordre par son collègue du même groupe, Damis Mukuna, qui lui a fait savoir qu’il n’était pas de l’UDPS pour évoquer ce dossier. Et Mukuna d’amplifier, que Vuemba était membre de «Ensemble», qu’il n’avait rien à voir avec l’UDPS. Entre temps, le troisième blocage, c’est au niveau du parti. Il y a des frustrés notamment Robert Nkumu et d’autres encore, qui exigent un débat sur cette question pour permettre à d’autres expertises de l’UDPS de postuler à ce poste. Nkumu par exemple, estime avoir des compétences nécessaires pour succéder à Kalamba. Il a été l’adjoint d’Alexis Mutanda, dans la CEP, -commission électorale permanente du parti. En date du 16 janvier 2017, Robert Nkumu avait déjà déposé sa candidature au poste du rapporteur de la CENI. Dans sa lettre de candidature, adressée au secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, Robert Nkumu fait remarquer que sa nomination, à la CENI ne sera pas pour apprendre le processus électoral, mais pour faire avancer, celui entamé, en vue de l’organisation des élections dans le délai prévu par l’Accord du 31 décembre 2016. Sa lette était précédée par une note technique adressée au président du parti, feu Etienne Tshisekedi en date du 02 janvier de la même année. Félix Tshisekedi a donc intérêt de revoir sa démarche. S’il tient à ce que son candidat Bertin Tshisekedi passe, à la CENI, il n’a d’autre option, que de recourir aux députés UDPS et alliés. Sa démarche auprès de Minaku est biaisée et n’aura aucun effet ni résultat. Jusqu’à preuve du contraire Kalamba gardera son poste au bureau de la CENI. Mais la vraie difficulté politique demeure dans la politique de double vitesse de l’UDPS, qui ne reconnait pas la légitimité de l’institution Assemblée nationale et ses députés. Comment peut-il chercher à obtenir quelque chose des personnes dont il ne reconnait pas l’existence. Son grand malheur aujourd’hui est lié au fait qu’outre la position ambigüe de son parti, il se fit à certains députés qui ne lui donnent pas les informations utiles sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale et les contradictions qui entravent le bon fonctionnement du groupe parlementaire UDPS et alliés. C-NEWS a même appris des sources sures que parmi ces députés, qui cachent à Félix Tshisekedi les vraies informations, figure celui qui donne l’impression de faciliter le contact entre l’UDPS et les députés, alors que son objectif est de remplacer le secrétaire général reconduit, Jean-Marc Kabund, à qui l’on reproche d’avoir pris ce poste au nom du Grand-Katanga, dont il n’est pas originaire. Ce député est un élu de la ville de Lubumbashi. L’ultimatum de Félix Tshisekedi contre Minaku tel que repris dans sa fameuse lettre, sensé courir jusqu’au 10 mai, n’est qu’une menace sans objectivité.

C-News
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