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*Ingele Ifoto est de ceux qui, à la faveur de l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre, participent au gouvernement d’union nationale. Il pense, en effet, qu’après une année de gestion, chose que d’aucuns n’imaginaient même pas, il n’était que normal que ce gouvernement s’auto-évalue. Et, dans la même logique, qu’il puisse dresser un bilan exhaustif de ses réalisations, de ses difficultés et qu’il se projette dans le futur. C’est-à-dire, avant, pendant et après les élections. D’où, l’avènement du Front Commun pour le Congo aura-t-il été, à son avis, ce cadre approprié pour panser les plaies béantes des péripéties de la gouvernance commune avec la Majorité en période de crise et, surtout, pour élargir et consolider les acquis, dans un élan novateur et salutaire pour l’ensemble du peuple congolais.

Autrement dit, l’actuel gouvernement avait dit qu’il amènerait le peuple congolais aux élections. Aujourd’hui, c’est chose faite et le cap y est mis. Puis, ce même gouvernement, pour la première fois dans l’histoire, met du paquet, en finançant, tout seul, le processus électoral, sans l’appui habituel des partenaires extérieurs.

Quoique le Trésor Public soit très chargé et sollicité, le gouvernement pose des actes. Car, tout est mis en œuvre pour la tenue des élections, le 23 décembre 2018. A ceux qui hésitent encore, Ingele Ifoto leur lance un appel au ressaisissement collectif et individuel.

Tout compte fait, le Front Commun pour le Congo, la méga plateforme dans laquelle, Ingele est l’un des membres du comité stratégique, pour autant qu’il a pris à bras le corps sa participation tous azimuts au processus électoral, dans son format actuel, tel qu’il a été lancé, le 23 juin dernier, ne triomphera qu’à la seule condition qu’un candidat unique dont le consensus devrait se faire de Kabila, son Autorité Morale, soit désigné après le règlement en cours de finition en ait fixé le critérium.

Rétroviseurs

Ingele constate, grâce à ses rétroviseurs, qu’à quelques encablures de la tenue des élections, le 23 décembre 2018, la RD. Congo n’est pas encore sortie de l’auberge. La sécurité et la stabilité, pourtant, nécessaires à l’organisation de ces élections, demeurent encore précaires.

Donc, prévient-il, le danger, loin d’être derrière les congolais, est, curieusement, devant eux, quelles que soient les clivages politiques, les affinités, les origines, idéologies ou religions.

En plus, ‘’la menace de la balkanisation du territoire, les soubresauts des guerres, les poches résiduelles de résistance des fractions des groupes armés, les atrocités et cruautés de toutes sortes, sont encore là’’, soutient-il.

La convoitise des riches faramineuses de la RD. Congo grandit au fur et à mesure que les privilégiés d’hier en sont dessaisis ou contraints à se soumettre aux caprices de la nouvelle législation, provoque la jalousie mêlée à la mauvaise foi.

Des vautours qui rodent encore sont prêts à tout, sauf à chercher la prospérité d’un processus électoral propre et calqué sur les réalités congolaises.

Pourtant, ailleurs, la démocratie fut présentée comme la recette miracle, la seule qui, curieusement, n’offre, ici, que trop peu de meilleurs résultats en Afrique.

Elle qui, logiquement, fait la beauté du jeu démocratique dans la plupart des Etats du monde, devient paradoxalement, dans le continent noir, un croque-mitaine, un véritable casse-tête chinois et, donc, un processus harassant et capable de vider le souffle à tous qui, librement, veulent s’y engager.

Apparemment, c’est comme si cette démocratie-là était un luxe, avec ses contraintes, ses vrais défis et, surtout, les fruits qu’on doit en tirer, à terme.

Et, dans les pires des hypothèses, elle attise le feu et illumine les cœurs des mécréants endurcis qui, si souvent, se rangent du côté des perdants ou de tous ceux qui ont pris le train électoral à l’envers.

Au lieu de l’avouer et d’accepter avec sportivité, à l’instar de mauvais danseurs, ils attribuent, dans leur démarche empreinte de fatuité, leur forfaiture au batteur de tam-tam.

Si bien qu’en définitive, l’on n’a toujours pas de résultats escomptés, ni la paix tant recherchée, après que le fameux rendez-vous des élections et le pari qu’impose la démocratie.

FCC : opportunité ou nécessité ?

Ingele explique que la RD. Congo ne fait pas exception à la règle. Depuis des temps immémoriaux, à l’époque où les aïeux, les pères de l’indépendance voulaient bâtir un pays plus beau qu’avant, que des rendez-vous, certes, manqués, des guerres de ravage et de rapine, des situations artificielles et des crises amphibologiques et, généralement, inutiles.

De 1960 à 2003, la Table Ronde, la conférence nationale souveraine, les dialogue entre congolais à Sun City, sans oublier des concertations du Palais du Peuple et autres rencontres de Luluabourg, tentèrent mais, en vain, d’éteindre le feu et de colmater des brèches.

Aujourd’hui encore, à la croisée des chemins où se trouve résolument engagée la RD. Congo, les choix à opérer, les discours dithyrambiques et autres visions méphistophéliques ont bien fait leur temps et ont étalé leurs limites. De telle sorte qu’il appartient aux politiciens rompus et hardis d’en tirer des leçons qui s’imposent.

Jean-Marie Ingele estime, enfin, que le temps des moines dormeurs en politique est, lui aussi, dépassé. Et que maintenant, l’heure a sonné pour déclencher la nouvelle dynamique. La victoire se prépare. Et, à l’en croire, le Front Commun pour le Congo se prend tellement au sérieux qu’il n’offrira pas aux autres forces politiques disparates, le moindre interstice pour le supplanter.

Au contraire, à l’allure où vont les choses, si jamais des chants de cygnes l’emportaient sur la raison, le Front Commun pour le Congo écrasera, sur toute la ligne, tous ses adversaires politiques à l’aune des élections annoncées, le 23 décembre 2018.

C’est promis, dit-il, avec un air détendu, symbole d’un engagement aussi bien mesuré que politiquement mature et responsable. Il assume ses choix et les étaye à la lumière des enjeux. Puisqu’il n’est pas prêt à accepter de mettre la lumière sous le boisseau, l’homme dit avoir pris le pari de briser l’omerta et de se prêter à tous les combats jusqu’à la victoire finale. Calculateur et avisé, Ingele se considère comme la synthèse de ces deux facteurs déterminants, depuis qu’il était tout jeune, lorsqu’il apprenait encore le B.A.BA de la politique active. Ce n’est pas aujourd’hui, puisqu’il a adhéré au Front Commun pour le Congo dont les objectifs et stratégies à caractère électoral sont, néanmoins, clairs, qu’il va s’en offusquer, ni mettre des gants. Fidèle à ses habitudes, il opérera à ciel ouvert, comme toujours.

LPM
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