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La fuite en avant de Herman Mbonyo Lihumba, ancien directeur général de la SONAS viré et emprisonné pour mégestion et secrétaire général du Comité olympique congolais -COC-, en dit long. Mercredi 1er août 2018, sur le plateau d’une télévision privée kinoise, Herman Mbonyo a critiqué le président du COC, Amos Mbayo, l’accusant d’entretenir le désordre au sein du mouvement
olympique et d’avoir envoyé à Alger, où se déroulaient les Jeux africains de la jeunesse à l’issue desquels la RD-Congo a glané 12 médailles dont 2 en or, «un émissaire personnel, membre du COC qui n’a pas de fonction réelle dans les statuts» pour faire son job de chef de délégation. Mbonyo a-t-il dit la vérité? Non, ont rétorqué presqu’en chœur les membres de la délégation RD-congolaise à cette fête de la jeunesse africaine, laissant entendre que Mbonyo a tenté d’amuser la galerie et, surtout, de désinformer le public sportif. Désiré Bonina, l’envoyé spécial du président du COC à Alger, n’a pas fait dans la nuance. «Je suis arrivé à Alger avec mission de payer les primes de nos 120 athlètes, à raison de 600 dollars chacun. Mais le secrétaire général Herman Mbonyo et le chargé de mission François Kabulo m’ont suggéré sans succès de consigner l’argent à l’hôtel de Kabulo. J’ai refusé de les suivre dans cette tentative de détournement des fonds destinés à nos enfants. Tout le problème est parti de là», a tapé le redoutable Bonina.

Furieux d’avoir raté leur coup, le chef de la délégation Mbonyo et le chargé de mission Kabulo, deux dirigeants écroués à la prison de Makala pour des faits de détournement respectivement en 2009 et 2010, ont quitté Alger y abandonnant les athlètes dont 52 ont été réadmis au Village des jeux, grâce à l’intervention de l’ambassade de la RD-Congo en Algérie, en attendant leur retour au pays à partir de ce vendredi.

Ces indélicatesses suscitent indignation et colère au sein du mouvement sportif. «Ces enfants sont allés à Alger pour représenter le pays. Tenter de rogner leurs primes serait leur rendre mauvais service et les décourager. Pareils actes doivent être sanctionnés», a plaidé un membre du comité directeur de la fédération de volley.

Mbonyo a déjà été à la base des soucis organisationnels quelques semaines avant le lancement des jeux. En violation des règles, le secrétaire général a cru bien faire en adressant aux autorités gouvernementales, en lieu et place du président du COC ou de ses adjoints pourtant présents à Kinshasa, une lettre truffée des fautes de français portant transmission de la liste des athlètes présélectionnés pour les jeux d’Alger et de Buenos aires. Cette correspondance datée du 4 juin 2018 et dont le président du COC n’a jamais eu connaissance a été à l’origine du retard dans l’établissement des ordres de mission officiels et l’octroi des passeports de service.

«Partout où il passe, l’ex-pensionnaire de Makala se vante de sa proximité avec la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila et en abuse pour, pense-t-on, prendre des initiatives médiocres contre l’intérêt du mouvement sportif», s’est plaint un membre du comité directeur du mouvement olympique national, indiquant qu’au COC, plusieurs fédérations sportives ont déjà remis en cause la loyauté du secrétaire général Mbonyo et se préparent à tirer les conséquences.

Natine K.
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