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Désigné “dauphin “du président Joseph Kabila pour la prochaine Présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary est cité par Mediapart pour avoir “soutenu” une milice armée dans la province du Maniema (sa province d’origine).

Dans un article publié le samedi 11 août, le média français Médiapart révèle que l’ancien vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Emmanuel Razamani Shadary avait été le sponsor de la milice Maï Maï Malaika (groupe armé basé dans le territoire de Kabambare en province du Maniema), “au moins jusqu’à avril 2016”.


“Selon les informations de Médiapart, l’ancien ministre de l’intérieur a financé et conseillé politiquement… les dirigeants du groupe Maï Maï Malaika, actif au Maniema” souligne l’article à lire ici. Mediapart précise que plusieurs autres politiciens congolais font de groupes armés, “des milices privées au service de leurs intérêts politiques et économiques.”

Lundi, deux personnes ont été tuées et quatre autres kidnappées dans l’attaque d’un convoi motorisé de la mine d’or Namoya de Banro Corp. Les miliciens Malaika opérant dans la forêt de Tubangoyi (Maniema) sont pointés du doigts. Les victimes ont été identifiées comme des passagers inconnus transportés par les chauffeurs de Banro. Les quatre personnes enlevées seraient les chauffeurs et les militaires commis à la garde du convoi.

Active sur les mines Namoya et Twangiza, dans le Maniema, la compagnie Banro Corporation, doublement cotée en bourse, traverse une période difficile tant sur le plan opérationnel que financier depuis plusieurs années à la suite des attaques répétées des milices sur ses installations. La société a déclaré en novembre 2017 qu’un comité spécial a été nommé pour discuter d’une potentielle restructuration de dettes en dehors de la RDC, ainsi que l’octroi d’un financement pour ses opérations en cours dans le pays.

Des liens “étroits” avec les miliciens
Plusieurs attaques ont ciblé les installations de cette multinationale. Au début de l’année 2017, des agents commis à la sécurité de cette société minière avaient été attaqués et un policier était mort lors des affrontements. En mars de la même année, cinq travailleurs de Banro avaient été kidnappés, dont un Français, avant d’être libérés trois mois plus tard. En juillet, une vingtaine de chauffeurs Tanzaniens travaillant pour une société de transport contractante avec Banro avait été également enlevés.

Sur son compte Twitter, l’Elysée avait annoncé que le président Français Emmanuel Macron saluait la coopération du gouvernement Congolais et des autorités administratives locales dans la libération du citoyen Français et de ses compagnons enlevés. Selon des sources locales, Emmanuel Ramazani, alors ministre de l’Intérieur, avait mené les négociations auprès des miliciens pour faciliter cette libération.

Pour sa part, la société civile du Maniema dit ne rien savoir sur les allégations de Médiapart, mais confirme des liens étroits entre M. Shadary et les milices locales, mais y compris avec la société Banro. Selon Stéphane Kamundala, son président, la version du média français ne tient pas vu que Ramazani Shadary entretien “des bonnes relations avec la société minière BANRO“, qui pourtant n’a pas cessé de subir des attaques de cette milice. “Toutes les plaintes des populations locales contre Banro ont été systématiquement bloquées par l’ancien ministre Shadary et les autorités. C’est une situation assez étrange“, laisse-t-il entendre.

politico.cd
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