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*Qui cèdera sa place à qui ? A quelles conditions ? Et, quand est-ce que les négociations, les vraies alors, débuteront pour déterminer l’Opposition à se choisir un candidat de consensus qui serait
accepté par tous pour affronter le Dauphin de Kabila ? Après les ratés de Katumbi et l’élimination de Bemba et, même, de Muzito, le tableau semble se dessiner autour de quatre personnes au niveau de candidats alignés à la Présidentielle 2018, à savoir, Félix Tshisekedi, Kamerhe, Samy Badibanga et Martin Fayulu, pour ne parler que de l’Opposition interne, à l’exception de tous les Outsiders, venus de la Diaspora. Si chacun y va de sa tête ou de son gros dos, rien de bon ne saurait sortir pour arracher le fauteuil présidentiel qui, pourtant, ne demande pas mieux qu’une cohésion interne, un resserrement des rangs et une stratégie commune. D’où, les leaders de l’Opposition qui sont restés sur la liste et qui iront jusqu’au bout de leur démarche sont-ils appelés à réfléchir, dès maintenant, avant que le go de la campagne ne soit donné, le 22 novembre et, surtout, avant la tenue des scrutins, le 23 décembre 2018.
Après la série d’invalidations, l’heure est au décompte. Du côté de l’Opposition, dans ses multiples facettes, il ne reste plus que Félix Tshisekedi, Kamerhe, Fayulu et Samy Badibanga. Bien d’autres figures se réclamant de l’Opposition ne sont pas de moindre importance. Mais, seulement, pour l’essentiel de ceux qui de plus en plus cités, ce sont ces quatre-là qui se doivent des concessions mutuelles, pour faire avancer la roue de cette histoire de la candidature commune. Il n’est pas exclu qu’ils adoptent un Outsider. Or, à ce stade, les quelques rares concertations n’ont jamais commencé au vrai sens du mot. A un certain moment, Muzito avait tenté mais, aujourd’hui, qu’il est recalé, cette initiative n’aurait peut-être réussi qu’à planter un décor incomplet dans la mesure où tous les candidats de l’Opposition ne se sont jamais mis ensemble pour en parler.



D’ailleurs, bien avant la publication des listes provisoires par la CENI, l’on avait entendu parler d’un groupe d’Opposants, réunis autour de Fiyou Ndondoboni, Noël Tshiani et de Mokia qui avaient, à leur tour, essayé d’engager quelques discussions sans pour autant parvenir à aplanir leurs propres divergences de vue. Il y a peu, à Bruxelles, on a également entendu dire que Muzito a signé un communiqué conjoint avec Katumbi. Puis, dans le même esprit, il en a parlé aussi avec Bemba. Au menu, selon des fuites d’informations, il était question de cette problématique de la candidature commune de l’Opposition. Comment y parvenir, si, au demeurant, les candidats restés en lice continuent à se regarder en chiens de faïence ?

Dans l’opinion, des voix s’élèvent pour réclamer un minimum de sens de responsabilité de la part de ces Opposants engagés dans la course à la présidentielle 2018. Ils doivent, à tout prix, arrondir les angles et transcender les différences, s’ils veulent d’une victoire réelle aux prochaines élections.

Et, dans cet exercice, si âpre soit-il, tous les ‘’ego’’ et les luttes de positionnement personnel n’ont pas de place. En plus, ils n’ont pas beaucoup de temps, pour s’y perdre. Car, le 23 décembre 2018, c’est quand même dans trois mois et quelques semaines. Ne dit-on pas qu’il ne sert à rien de courir, il faut plutôt partir à temps ? Au cas contraire, l’Opposition creuserait, elle-même, sa propre tombe pour y enterrer ses ambitions et combines mal ficelles. Ce qui, au comble de tout, préparerait le lit de la montée en puissance du candidat ainsi désigné de l’autre côté.

LPM
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