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" La RD Congo n’est pas un cadavre sur lequel s’affairent les charognards de tous bords ", avait déclaré en son temps, feu M’Zee Laurent-Désiré Kabila, dans sa toute première conférence de presse au Palais de la Nation à Kinshasa, après sa prise du pouvoir en mai 1997. Dans cette métaphore, le tombeur du défunt " roi " du Zaïre, dénonçait l’ingérence étrangère dans la politique intérieure de l’ex-Zaïre qui paraissait à ses yeux, comme un patrimoine commun des lobbys occidentaux. Il s’agit donc ici, d’une vérité historique qui ne devrait échapper à personne.

Hier comme aujourd’hui, les mêmes puissances étrangères, évidemment avec de nouveaux acteurs, estiment qu’elles ont un mot à dire dans la gestion des affaires relevant de la politique intérieure de la RD Congo. Ce que le Gouvernement actuel n’entend ni admettre ni tolérer. Surtout pas en cette période cruciale où le pays se prépare aux élections générales prévues le 23 décembre prochain.
Dans une mise au point hier mercredi 12 septembre, le Gouvernement rd congolais, via son ministère des Affaires étrangères et Intégration régionale, durcit le ton. Il se dit désagréablement surpris par ce qu’il qualifie de " déclarations intempestives de certaines autorités étrangères, relatives au processus électoral en RD Congo, appelant à un prétendu dialogue avec l’opposition politique. "
Répliquant à ces prises de positions extérieures, notamment en rapport avec le processus électoral en cours, Kinshasa rappelle que celui-ci se tient en conformité avec la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre. Partant, le Gouvernement congolais réitère son refus de toute ingérence en la matière, tant des pays voisins que de ses partenaires bilatéraux.

VIVEMENT LE RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL ET …

Regard juché sur les obligations clairement codifiées dans le Droit international et la Convention de Vienne, particulièrement sur les relations diplomatiques, Kinshasa souligne que " ce qu’on ne peut pas se permettre dans d’autres pays, ne saurait être toléré en RD Congo. Sur un ton ferme, l’Exécutif rd congolais dénonce, par ailleurs, ce qu’il qualifie d’ " agitation injustifiable " de certains Gouvernements des pays voisins agissant de connivence avec d’autres partenaires, autour d’une question relevant de la souveraineté de la RD Congo.
Nul doute que la mise au point du Gouvernement de Kinshasa survient au lendemain de la visite somme toute normale du ministre belge des Affaires étrangères, DidierReynders, le lundi 11 septembre à Luanda. La Belgique et l’Angola étant libres d’entretenir des relations de coopération.
Ce qui fâche Kinshasa, cependant, c’est le fait que dans le communiqué conjoint ayant sanctionné la rencontre des deux diplomates, il a été fait mention aux points 7 et 8, du processus électoral en RD Congo. Ceci explique donc cela. Ci-contre, la mise au point du Gouvernement.
Laurel KANKOLE
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