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A l’Opposition, que ce soit à Kinshasa ou à Bruxelles, les réunions de stratégies se succèdent inlassablement. Hier, c’était autour du G7, plateforme membre d’ "Ensemble pour le changement" dont le leader est Moïse Katumbi Chapwe. De fait, pour les opposants, il est question de se mettre d’accord sur deux problématiques. La première est celle de déterminer, au vu de récentes invalidations des candidats de l’Opposition à la présidentielle par la Cour constitutionnelle, s’il ne faille pas tout simplement boycotter les élections du 23 décembre 2018. D’autant que pour l’Opposition elles n’offrent aucune garantie ni d’inclusivité, ni de transparence ni de crédibilité. Deux camps se dégagent à ce jour.

Le premier, prône le boycott auquel appartiennent ceux qui ont été invalidés. Le deuxième est pour la pleine participation de l’Opposition aux élections. Le premier camp qui est pour le boycott argumente que tant qu’on irait aux élections avec la même CENI et la même Cour constitutionnelle, toutes les deux aux ordres de la Majorité, ce serait un accompagnement de la victoire « par fraude » du candidat FCC.
En plus, cette même Opposition estime que le processus électoral n’est pas inclusif dès lors que le Pouvoir aurait empêché Moïse Katumbi de déposer sa candidature et a invalidé Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito de la manière que l’on sait. Ils sont d’avis que le processus est en train d’évoluer vers un grand vide fait d’incertitudes. Dans ces conditions, le boycott devient inéluctable à moins d’avoir du pouvoir organisateur des garanties certaines de transparence et de crédibilité, ce qui n’est pas le cas à ce jour.
Tandis que le deuxième groupe qui est pour que l’Opposition ne pratique pas la politique de la c









haise vide par le boycott et prennent part aux élections se recrute parmi les partis politiques dont les candidatures sont validées. Leur argumentaire est que tout boycott des élections ouvrirait un grand boulevard au candidat du FCC qui l’emporterait haut la main. Ce serait alors la pire des choses.
Pour ce camp, il faut à tout prix rester dans le processus électoral pour mettre la CENI devant un fait accompli. Car, selon plusieurs spécialistes de ce deuxième groupe de l’Opposition, la CENI ne sera pas prête d’ici le 23 décembre 2018. Ce n’est pas très évident. Car, il y a encore plusieurs écueils pour le bon dénouement du processus électoral.
Même en réfléchissant par l’absurde en supposant qu’il y ait consensus des parties prenantes sur la machine à voter, la CENI ne serait pas en mesure de la déployer dans tous les bureaux des votes à travers tout le pays d’ici le 23 décembre 2018. Dans ce cas précis, il faudrait être dans le processus pour faire ce constat et non dans le boycott.
Pour le candidat unique de l’Opposition, après les invalidations de Bemba, Muzito et l’empêchement de Moïse Katumbi, c’est bien Félix Tshisekedi, le candidat du l’UDPS qui part favori. Du fait qu’aucun autre parti politique de l’Opposition ne dispose de l’assise sociologique du parti de Tshisekedi Wa Mulumba qui a des cellules de base aux quatre coins de la République. Toutefois, il ne faudra perdre de vue le fait que si Bemba et Katumbi optent en fin de compte pour le boycott, Félix Tshisekedi sera sevré du vote de leurs électeurs qui se comptent en millions et qui n’iront pas voter. Ce qui pourrait avoir comme conséquence de mettre en pole-position le candidat-FCC, Emmanuel Ramazani Shadari, dans un mode de scrutin à un seul tour dit « mort subite ». KANDOLO M.
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