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Phénomène "Ujana". Ce concept passe sur toutes les lèvres actuellement à Kinshasa. Il décrit les traits psychologiques, comportementaux, voire un style vestimentaire attrayant qui caractérisent actuellement la plupart d’adolescents et de jeunes filles dont l’âge varie entre 13 à 25 ans. Se passant de soutiens-gorge et de caleçons, ces jeunes filles attirent de plus en plus les regards des passants à travers leur habillement extrêmement sensuel.

Déterminées à barrer la route à ce qu’elles qualifient de "prostitution publique ", les organisations de défense de l’enfant et de la jeune fille appellent les autorités de la ville à prendre desmesures qui s’imposent.
Ces adolescentes et jeunes filles qui se font appeler actuellement "Ujana " à Kinshasa, sont à la base de beaucoup de conflits au sein des foyers. De par leur habillement exposant les parties intimes du corps, elles retiennent l’attention des hommes mariés, des instituteurs, voire des encadreurs des jeunes au sein des églises et d’autres structures.
Sans gêne aucune, ces "Ujanas" se nouent facilement des relations amoureuses avec des hommes dont l’âge s’apparente à celui de leurs propres parents. Elles sont souvent connues par leur latitude àsortir avec des hommes mariés. Ce qui est plus inquiétant, martèle Walker, B., un éducateur social, les manières vulgaires développées par ces jeunes filles commencent actuellement à avoir de l’influence sur l’éducation de plusieurs enfants au sein des foyers à Kinshasa.

UN PHENOMENE QUI CORROMPT LES MOEURS
Fort de ce constat, les organisations de défense de l’éducation et des droits des jeunes filles promettent de lancer, dans les prochains jours des campagnes de lutte contre ce phénomène qui corrompt considérablement les bonnes mœurs et la morale dans la ville de Kinshasa.
Elles invitent ainsi les parents, les autorités du secteurde l’éducation et de la sécurité à s’impliquer davantage pour l’éradication de ces antivaleurs.
Cet appel intervient après celui lancé, le lundi dernier, par l’ "Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ). Dans un communiqué publié dans les médias, cette structure a appelé les acteurs du secteur de la protection de la jeune fille et la Police à convoquer une réunion d’urgence autour de ce phénomène. Ce, afin de bien le cerner et d’y d’apporter sans tarder une réponse holistique, capable d’y mettre fin avant qu’il ne prenne de l’ampleur et ne s’étende à travers tout le pays.
Dans ce document, l’ACAJ s’est dit profondément préoccupée par ce phénomène caractérisé par le port des habits légers, sexy, faisant transparaître la poitrine et la partie inférieure du ventre.

INTERDIRE L’USAGE DU TERME « UJANA »
Cette ONG a fustigé, par ailleurs, la diffusion sur les réseaux sociaux des messages qui encouragent ce phénomène et incitent les jeunes filles à la débauche et à l’escroquerie. Ce qu’elle considère comme une de forme de promotion de la prostitution publique.
"Ce phénomène constitue une vraie menace pour l’éducation de nos enfants. Vu l’ampleur qu’il ne cesse de prendre, nous pensons qu’il est important que les autorités de la ville interdisent officiellement cette façon de s’habiller exposant les seins et l’usage du vocable Ujana", a proposé un père de famille.
« Ujana » est un mot swahili qui signifie jeunesse. Il est également relatif à un centre de formation de football qui encadre les jeunes de 6 à 17 ans. Ce centre est basé aux encablures du stade Tata Raphaël, dans la commune de Kalamu.
Orly-Darel NGIAMBUKULU
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