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Des vendeurs du Rond-Point Ngaba ne se posent plus mille et une questions sur l’endroit où ils doivent jeter leurs ordures. A la fin du marché, ils déversent à cœur joie, leurs déchets dans les caniveaux construits le long de la route By-Pass. D’où, le cri d’alarme des populations des quartiers voisins.

A l’égal de ceux qui bordent les principales artères de Kinshasa, les caniveaux aménagés de part et d’autre de la route By-Pass, se sont transformés en dépotoirs publics. Principalement dans son tronçon compris entre le Rond-point Ngaba et la station Salongo, dans la commune de Lemba. Selon des informations recueillis sur place, ces ordures seraient jetées par des vendeurs du Rond-Point Ngaba, l’un des endroits très fréquenté de la capitale.
Cette situation inquiète plus d’un habitant des quartiers avoisinants qui la vivent comme un véritable drame écologique permanent. Dès lors que ces canalisations ne laissent plus passer la moindre goutte d’eau, de nombreux habitants des quartiers concernés redoutent l’explosion des maladies diarrhéiques causées par un environnement insalubre.Cas de la fièvre typhoïde et du choléra. Plus ahurissant encore, est le fait que ces inciviques vont jusqu’à brûler les immondices qu’ils ont déversés dans ces voies d’évacuation d’eaux. Quand on sait que le feu, comme l’eau stagnante,constituent les deux premiers ennemis de tout ouvrage construit en béton, en l’occurrence le bitume,on redoute la destruction lente, mais certaine, de ces caniveaux.
Le dernier trimestre de l’année étant celui de précipitations régulières et abondantes, des experts tirent désormais, la sonnette d’alarme. Car, en plus du risque de la destruction de ces canaux et du retour de certaines maladies, l’état des lieux actuel des caniveaux le long du By-Pass constitue un danger permanent pour le barrage hydroélectrique d’Inga. Car, endommagé par ces déchets charriés par les eaux de ruissellement qui se déversent dans le fleuve. Ce qui ne permet pas à ce puissant barrage hydroélectrique, de fonctionner normalement.
Tout le problème, c’est que sur place, on ne trouve aucun dispositif dissuasif dans le sens de décourager cette pratique frisant un déficit criant d’écocitoyenneté. D’aucuns estiment qu’aux heures supposées de fermeture du marché de Rond-Point Ngaba, des éléments de la Police devraient surveiller le mouvement des vendeurs. Ne serait-ce que veiller de manière à les empêcher de jeter leurs ordures dans les caniveaux. C’est donc ici, que des observateurs interpellent l’autorité municipale de Lemba. Car, selon eux, l’impulsion d’une action policière devrait impérativement venir d’elle. Hélas !.
Nabi MASAMUNA/CP
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