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Les leaders de l’opposition encore en course pour la présidentielle de décembre prochain, l’UNC Vital Kamerhe et l’UDPS Félix Tshisekedi, sont rentrés ce dimanche 23 septembre à Kinshasa.
En rentrant le même jour et en prenant le même avion, les 2 opposants ont voulu faire passer dans l’opinion publique qu’ils sont unis.
Le sont-ils vraiment ?
En partie, car à Bruxelles lors de la réunion de l’opposition, on a assisté à la naissance du duo Kamerhe-Tshisekedi face au trio Katumbi-Bemba-Muzito.
Contrairement aux autres leaders de l’opposition, notamment Moïse Katumbi et Jean Pierre Bemba, qui envisageraient le boycott des élections, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont d’un avis contraire.
Pour des raisons, les deux derniers sont en lice pour occuper la fauteuil présidentiel alors que les deux premiers ne le sont pas.

C’est désormais entre Kamerhe et Tshisekedi que reposent le destin de l’opposition en vue d’une candidature commune lors de la présidentielle du 23 décembre 2018.

Qui donc de Vital Kamerhe ou de Félix Tshisekedi acceptera de jouer le second rôle pour maximiser les chances de l’opposition à concrétiser la première alternance pacifique au pouvoir en RDC ?

Kamerhe acceptera-t-il d’être le Premier ministre de Félix Tshisekedi ? L’ancien vice-président président de l’assemblée nationale est-il prêt à sacrifier ses ambitions présidentielles, nourries depuis de longtemps (2009 voire bien avant), au nom de la candidature commune ?
Quelle concession le président de l’UDPS est- il aussi prêt à faire envers Vital Kamerhe, au nom de la candidature commune de l’opposition ?
Acceptera-t-il d’être le chef du gouvernement de Kamerhe ?

Les discussions entre les 2 opposants vont devoir commencer pour savoir qui de l’un va s’effacer au profit de l’autre et à quelles conditions ?

Il appartient donc aux présidents de l’UDPS et de l’UNC de prendre l’initiative de fédérer l’opposition autour d’une candidature commune.

Et cette initiative doit commencer à leur niveau.
Si l’un d’eux accepte de s’effacer au profit de l’autre, alors il sera plus facile d’aller vers les autres leaders de l’opposition pour leur demander d’endosser le choix opéré.

Bemba, qui est réputé proche de Kamerhe, a dit récemment (samedi) qu’il soutiendra le candidat président issu de l’opposition avec qui il aura un accord.
Si Kamerhe ou
Tshisekedi fils vont négocier, chacun de son côté, avec le leader du MLC, ils vont se fragiliser car Jean Pierre Bemba aura les moyens de surenchérir son offre politique.
Pareil avec l’autre pôle de l’opposition incarnée par Moïse Katumbi, lui réputé proche de Félix Tshisekedi.

Le sort a voulu que Kamerhe et Tshisekedi restent dans la course présidentielle.
Les 2 opposants ont donc la responsabilité historique de proposer une candidature commune.
Le consensus sera difficile à trouver mais pas impossible.
La difficulté à le trouver fait qu’aucune date n’a été fixée pour la tenue de la réunion de l’opposition prévue en Afrique du Sud pour officialiser la candidature commune de l’opposition.

Mais en attendant, priorité pour Kamerhe et Tshisekedi est à la préparation du meeting de l’opposition du 29 septembre sur le Boulevard Triomphal.
Là encore les opposants diront qu’ils sont opposés à la machine à voler, qu’ils veulent la suppression des électeurs sans empreintes digitales (plus de 6 millions), la libération des prisonniers politiques et médias fermés, et ils promettront la candidature commune.

À 3 mois des élections, l’opposition n’a plus le temps de tergiverser.
Elle doit vite lever les grandes options.
Va-t-elle participer aux élections ou prône-t-elle une nouvelle transition citoyenne pour requalifier le processus électoral afin de le rendre crédible et inclusif ?

Zabulon Kafubu
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