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Une grande action de grève généralisée se prépare pour la semaine prochaine dès le lundi 29 octobre 2018 dans la capitale angolaise Luanda en guise de protestation contre les exactions des forces de sécurité angolaises contre les étrangers, particulièrement les congolais. Dans la foulée, le gouvernement angolais préparerait une nouvelle opération d’expulsion des sans-papiers sur son territoire dès le 1er novembre 2018 prochain.


Cette protestation toutes nationalités confondues décidée par les communautés étrangères du pays serait dirigée contre le gouvernement João Lourenço. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, « le mouvement de grève des étrangers contre les mauvaises pratiques du gouvernement angolais débute ce lundi 29 octobre. Il durera toute la semaine. Les organisateurs entendent paralyser pendant toute la semaine l’activité économique de la capitale tenue en majeure partie par les étrangers. Selon les consignes donnés aucune boutique ni magasin tenue par les étrangers n’ouvrira ses portes »


Toujours selon lui, « Le mouvement risque d’être un coup très dur pour le gouvernement car la distribution des biens et services en Angola est tenu dans une large proportion par des étrangers congolais, ouest africains, indiens et autres libanais. C’est pour la toute première fois cela arrive en Angola pendant que le pouvoir prépare de lancer dès le 1er novembre 2018 prochain une vaste opération d’expulsion des sans-papiers ».


Dans sa condamnation de ces expulsions massives de réfugiés congolais pour la plupart ayant fui les exactions dans les combats entre les forces de sécurité congolaise et les présumées milices Kamuina Nsapu entre 2016-2017 ; Ravina Shamdasani, porte-parole du Bureau des Droits de l’Homme de l’ONU expliquait la semaine dernière : « Lors d’entretiens avec des habitants de Kamako, dans le Kasaï, le Bureau des droits de l’homme des Nations unies a reçu des informations selon lesquelles les forces de sécurité angolaises auraient fait un usage excessif de la force lors de leurs opérations d’expulsions. Cette équipe a pu confirmer que six personnes seraient mortes entre les mains des forces de sécurité. Une centaine de personnes auraient été blessées. De nombreux témoins font état de cas de migrants détenus arbitrairement au Congo. Nous demandons au gouvernement angolais de mettre un terme aux expulsions, jusqu’à ce qu’il puisse s’assurer que ces retours s’effectuent dans le respect de l’Etat de droit des migrants. Nous exhortons le gouvernement congolais à veiller à ce que les membres des forces de sécurité qui pourraient être responsables des violations à l’encontre de personnes-sans distinction d’appartenance ethnique-fassent l’objet d’une enquête afin que les victimes obtiennent justice ».




Sous prétexte de remettre de l’ordre dans son secteur minier et de commerce, le gouvernement angolais avait entrepris l’expulsion manu-militari des ressortissants congolais sur son territoire depuis des semaines. Plus de 200.000 personnes sont depuis lors rentrées en RDC dans des conditions insupportables selon les services de l’ONU ; ce qui avait conduit à une tardive et vive protestation du gouvernement congolais qui menaçait de saisir Les instances internationales quant à ce.

Thaddée Luaba Wa Ba Mabungi

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