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C’est dans un point de presse ce lundi 12 novembre en fin de matinée, que les avocats conseils de Peter Tiani ont clarifié la situation de notre confrère détenu arbitrairement à la prison centrale de Makala par la volonté du très saint premier ministre Bruno Tshibala Nzenze depuis le samedi 10 novembre. Ce, après une procédure entachée d’irrégularités manifestes. Lisant le communiqué au nom du groupe des journalistes, Eliezer Ntambwe a brossé en seize points, le contour du dossier Peter Tiani. Ce communiqué de presse rappelle que l’interpellation de Peter Tiani est totalement irrégulière, car intervenue en dehors des heures de fonctionnement des services.

Il est à noter, indique le même communiqué, que cette façon de faire des magistrats est devenue la modalité habituelle et pratique pour interpeller les hommes de médias afin de les intimider et plaire ainsi aux bourreaux des journalistes. A voir avec quelle célérité le mandat a été émis, exécuté et le temps que Peter Tiani a passé au cachot avant son audition, l’on se rend compte que la démarche de l’appareil judiciaire est téléguidée. Sinon, pourquoi interpeller quelqu’un avec cette célérité, et une fois en sa présence, le laisser au cachot pendant 48 heures avant de l’auditionner ?

Hormis les violations de la procédure et de droits de Tiani, ce dernier n’a pas été en mesure de connaître officiellement le ou les plaignants dans cette affaire, pourtant le parquet est censé instruire à charge et à décharge. Tiani ne faisant pas l’objet d’une quelconque invitation ou convocation, sa fuite était-elle à craindre ? Alors qu’il est patron d’un organe de presse, père de famille ayant une adresse professionnelle et résidentielle connue. Malheureusement, ce n’est pas la première fois que l’opinion se rend compte que lorsqu’il s’agit des journalistes dans des dossiers impliquant des autorités du pouvoir, c’est la détention qui devient la règle, et la liberté une exception.

Me Hervé Diakese et Me Nico Maengele ont quant à eux circonscrit l’affaire dans ses implications juridiques. ” S’il est vrai que le parquet a la prérogative de délivrer le mandat d’amener, il est aussi vrai que la célérité avec laquelle le parquet s’en est pris est suspecte” dit l’avocat Diakese, tout en restant confiant sur la suite de sa demande de liberté qui expire ce lundi 12 novembre. Il a aussi expliqué la suite de ce qui peut advenir du dossier au cas où il serait transféré en chambre de conseil.


Intervenant sur des implications pénales de cette affaire, Me Nico Maengele soutient qu’il n’existe jusqu’à ce jour aucune charge retenue contre Peter Tiani, et que l’identité du plaignant n’est toujours pas connue. Mais renseignement pris, il a été établi, dit le communiqué de la presse, que c’est le premier ministre Bruno Tshibala qui est derrière cette affaire sous couvert d’une plainte anonyme.

Cependant dit les professionnels de médias, qu’il n’est pas question d’abdiquer, d’abandonner la lutte, bien au contraire c’est le moment de manifester notre solidarité et de continuer le combat de Peter Tiani. Bruno Tshibala doit s’attendre à des actions de représailles lui promet-on par le groupe des journalistes à partir de ce mercredi 14 novembre. Et ceci vaut mise en garde à tous les prédateurs de la presse y compris de confrères colabos bien identifiés.

Nzakomba
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