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Les applaudissements qui ont suivi la désignation de Martin Fayulu comme candidat commun de l’opposition se sont vite estompés, butés vite au rejet catégorique et farouche de son choix par les bases de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) et de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). Ceux qui ont hâtivement salué ce geste de l’opposition réunie à Genève sont restés ébahis. Contraints par leurs bases respectives, Félix Tshisekedi de l’UDPS et Vital Kamerhe de l’UNC ont ainsi annoncé le retrait de leurs signatures de l’accord de Genève qui a survécu moins de 24 heures. Cette remise en cause des conclusions de cette réunion affirme, selon plusieurs analystes politiques l’immaturité des politiques congolais et surtout ceux de l’opposition.



Pendant qu’au Front Commun pour le Congo où le « papa » a imposé son choix d’un candidat « poids mouche » jamais évoqué parmi les potentiels dauphins (Minaku, Matata, Bahati…), et malgré les chuchotements, les indignations et frustractions convulsives dans les couloirs, la docilité et la loyauté ont été démises sur ce choix, à l’opposition au contraire, c’est la rébellion aux allures des enfants de la rue. Si le FCC a démontré qu’il a un père, l’opposition s’est avérée un enfant véritablement bâtard sans responsable et dépourvu de sens de responsabilité.

Sceptiques étaient nombreux qui n’attendaient pas grand-chose de cette réunion de Genève sous la modération de la Fondation Kofi Annan. D’ailleurs, la présence d’Alan Doss, ancien patron de la Monuc, actuellement Monusco (2007-2010), dont on connait l’animosité face au régime de Joseph Kabila, prouve à suffisance que cette réunion a été une initiative téléguidée par des « impérialistes », s’il faut emprunter ce qualificatif de Lambert Mende Omalanga. En effet, pendant ses trois ans à la tête de la mission onusienne en RDC, les relations entre Doss et Kabila ont été en dents de scie. L’Anglais, contrairement à ses successeurs africains, refusait de faire des courbettes au président congolais et n’occultait jamais la vérité s’il faillait la révéler. Kabila avait finalement obtenu son départ.



Le volte-face de Tshisekedi et Kamerhe n’étonne nullement personne. Leurs bases, selon les informations recoupées par Scooprdc.net ont été respectivement instrumentalisés par les cadres du parti en vue de prêter un prétexte à ces deux leaders en cas de leur non désignation de retirer leurs signatures de l’accord de Genève. Comme qui dirait un plan B bien ficelé pour se retirer de l’affaire. Même si le choix était fait entre Tshisekedi et Kamerhe, il y aurait toujours eu contestation. Pourquoi alors être parti pour Genève et c’était pour plaire à qui ? Pourquoi avant d’y aller, n’avoir pas consulter la base ? Pourquoi apposer sa signature et la renoncer 24 heures après ? Pourquoi ne pas s’assumer en signant ou en refusant de signer carrément cet accord ? Autant de questions qui prouvent l’immaturation des partis politiques de l’opposition, vieux de 36 ans soient-ils. Maintenant que leurs leaders s’engagent tous dans la course à la présidentielle, les Congolais n’ont qu’à s’attendre à la contestation de l’élection du candidat FCC. Rendez-vous est pris !


Nzakomba et Ginno Lungabu.
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