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La Majorité présidentielle joint sa voix à celle du Gouvernement pour réclamer au nom de la justice et de l’équité, à haute et intelligible voix, et la levée sans condition des sanctions politiques " injustes " contre le candidat du FCC, Emmanuel Ramazani Shadary et les responsables de l’Etat. C’est ce qu’a déclaré, le samedi dernier, André-Alain Atundu Liongo, porte-parole de la MP, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

Cette exigence du Gouvernement congolais, souligne-t-il, tient plus en raison des fonctions ou statuts qu’occupent ces responsables d’Etat, " qu’à la suite d’une décision judiciaire d’une instance compétente dans le respect de la déontologie et d’un corpus de lois acceptées par tous en toute liberté et souveraineté de l’Etat. "
En tout état de cause, estime Alain Atundu, " ces décisions sont arbitraires et immorales parce qu’elles visent à contraindre les officiels congolais à ne pas exercer leur devoir constitutionnel et à obéir au doigt et à l’œil de quelques personnages dont l’objectif est de ravir sa souveraineté au peuple. "
Le porte-parole de la MP a aussi abordé les sujets liés à la liste des membres de la campagne du candidat Shadary ; l’interprétation de l’article 36 de la loi électorale, ainsi que la première sortie médiatique du nouvel archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo.

CHACUN DES MEMBRES DE CAMPAGNE DE SHADARY A ETE INTERESSE
A en croire le porte-parole de la MP, la constitution des cellules de campagne d’Emmanuel Shadary a tenu compte des questions fondamentales de la société congolaise et des enjeux électoraux du moment. " Ainsi on trouve côte à côte, les cellules chargées du programme du candidat, des wewa ou des cambistes et les cellules chargées de recrutement des témoins ou de la sécurisation du vote ", fait-il savoir. Et de rappeler.
A la suite de la publication de la liste des membres des 48 cellules de campagne de l’honorable Shadary, " il s’est trouvé quelques esprits mesquins pour prétendre que les nominés avaient été désignés de force. Je peux affirmer, sans révéler quoique ce soit, que chacune des personnes citées a été soit consultée, soit informée, soit contactée en toute hypothèse, chacun a été intéressé ", révèle-t-il.

FAUSSE POLEMIQUE AUTOUR DE L’ARTICLE 36 DE LA LOI ELECTORALE
Par ailleurs, martèle Andre-Alain Atundu, lorsque l’on fait allégeance à une organisation politique comme le FCC, l’on est supposé être disponible pour la plateforme, faire montre de discipline républicaine et agir en synergie pour l’intérêt du groupe.
Raison pour laquelle, poursuit-il, " la Majorité présidentielle saisit cette opportunité pour renouveler son engagement au FCC par loyauté au président Kabila. Le peuple congolais doit se préparer sereinement à exercer sa souveraine volonté dans le choix des animateurs des institutions le 23 décembre 2018 pour poursuivre l’élan de développement économique et de démocratie commencé avec le président Kabila. "
L’ambassadeur Atundu qualifie de polémique "malsaine et perverse ", l’interprétation de l’article 36 de la loi électorale par un certain collectif de candidats. " Poussé par la déraison, dit-il, ce collectif se permet de solliciter le concours de la Ceni pour écarter de la course un concurrent sérieux, mais jugé dangereux, en la personne d’Emmanuel Ramazani Shadary. La loi n’interdit pas l’implication du Chef de l’Etat, du premier Ministre ou des Ministres dans une campagne électorale. Ceci est d’ailleurs de pratique courante dans les systèmes démocratiques ", renchérit-il.
Le porte-parole de la MP a toutefois réagi à la première sortie médiatique du nouvel archevêque de Kinshasa, au départ de Rome. Pour lui, les déclarations de Mgr Fridolin Ambongo provoquent quelques appréhensions légitimes au sein de l’opinion quant à la confusion que pourrait susciter cette prestation dans l’esprit de tout républicain.
" A partir de Rome, fait-il remarquer, l’on aurait pu s’attendre à recevoir du nouveau nominé des orientations pastorales dans le sens d’une meilleure évangélisation des Kinois au regard des défis moraux qui assaillent la société. A la place, grande a été la surprise d’entendre le prince de l’église s’exprimer ex cathedra et avec une posture autoritaire sur les aspects techniques du processus électoral, matière relevant constitutionnellement de la compétence de la Ceni. "Cette confusion du genre n’est pas de nature à respecter la laïcité de l’Etat congolais pourtant reconnue et acceptée par tous d’une part, et à favoriser la sérénité dans l’esprit des chrétiens engagés en politique d’une part, conclut-il. MOLINA
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