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La déclaration du président de l’UDPS à partir de Genève a permis de baisser la tension qui est montée d’un cran dès les premières heures de la matinée de la journée d’hier lundi 12 novembre. Sous une pluie fine, "les combattants" venus de partout se sont rassemblés devant le siège du parti à la 11ème Rue pour crier leur ras-le-bol face à la désignation d’un candidat commun de l’Opposition autre que celui du parti. L’espace à l’intérieur de la parcelle s’est avéré si était exigü pour contenir tout le monde.

Une colonne de fumée s’échappant d’un grand feu allumé à l’entrée du siège de l’UDPS a suffi pour montrer le degré d’impatience des combattants qui menaçaient de passer à la phase B. Calcinant les calicots à l’effigie de Félix Tshisekedi, ils n’attendaient plus qu’à incendier le bâtiment abritant le siège du parti de feu Etienne Tshisekedi, si Fatshi ne retire pas sa signature. "Nous n’avons pas lutté pendant tout ce temps pour rien. Etienne Tshisekedi n’est pas mort pour rien. Nous n’allons pas céder", a lâché un militant.
Pendant ce temps, Jean-Marc Kabund, Secrétaire général de l’UDPS, et plusieurs autres membres du directoire du parti étaient en réunion pour dégager la ligne à suivre. Après plusieurs heures, tout en réaffirmant le maintien de la candidature de Félix Tshisekedi à la présidentielle, le secrétariat général de l’UDPS a sommé Félix Tshisekedi de retirer endéans 48 heures, sa signature de la déclaration des sept leaders de l’Opposition qui ont désigné, la veille, Martin Fayulu comme candidat commun de l’opposition.
Quelques instants plus tard, les combattants seront invités à suivre la radio Top Congo qui aurait préalablement enregistré le message de Fasthi à la suite "de la pression exprimée par les combattants".

VOLTE-FACE
Comme annoncé par le Secrétariat général de l’UDPS, Félix Tshisekedi a aussitôt fait volte-face. Il n’a pas hésité à renier sa signature, alors que, quelques heures plus tôt, il encourageait, sur twitter, les internautes à appuyer la candidature de Martin Fayulu à la Magistrature suprême. "Je me suis rendu compte que l’acte que nous avons posé à Genève n’a pas été compris par la base. Par conséquent, je retire ma signature, de cet accord que nous avons signé à Genève", a déclaré le Président de l’UDPS.
"Si je suis allé à Genève, c’est quelque part avec son aval (de la base), car il était question de trouver un accord pour la désignation d’un candidat commun".
Pour sa part, le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, a rappelé, à cet effet, que même Etienne Tshisekedi, président historique du parti, se plierait aux décisions de la base du parti. "Félix Tshisekedi a pris une décision politique à Genève. Cela n’a pas rencontré l’assentiment du parti. C’est normal, en politique que cela arrive. Même à l’époque d’Etienne Tshisekedi, cela s’est passé à plusieurs reprises. Le président Tshisekedi n’avait pas honte de revenir sur ses décisions pour rencontrer l’assentiment de la base ".
Aux dires de Jean-Marc Kabund, les décisions viennent de la base du parti. "Notre parti est un parti de masse. Les décisions viennent d’en bas et nous ne faisons qu’exécuter ces décisions de la base", a-t-il ajouté.

"L’UDPS REJETTE AVEC FORCE CETTE VASTE BLAGUE"
"La question est délicate. Nous n’avons fait que relayer la volonté de la base qui voulait que la direction politique du parti puisse rejeter avec force cette vaste blague qui s’est tenue à Genève. Nous avons dit aussi que le président Félix Tshisekedi reste notre candidat, conformément à la résolution du congrès à laquelle personne, y compris le président Tshisekedi, n’a le droit de s’attaquer. Nous avons demandé à notre peuple de rester debout pour les élections le 23 décembre", a lâché Kabund avant de réaffirmer la position défendue depuis bientôt un mois sur la machine à voter.
" L’UDPS n’est pas partie prenante d’une transition avec Kabila, comme le veulent certains. Le 23 décembre, nous irons aux élections avec ou sans machine à voter. S’il n’y a pas élections le 23 décembre, Joseph Kabila doit tirer les conséquences de cette situation. Nous ne sommes pas partisans d’un boycott ou encore d’une transition ", a-t-il conclu. Emma MUNTU
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