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Pour le ministre belge des Affaires étrangères, il faut que la République démocratique du Congo procède à une "publication des procès-verbaux" de l'élection présidentielle, ce qui signifie "presque la même chose" qu'un recomptage des voix.

Le Conseil de sécurité de l'ONU reste divisé sur la position à adopter après les élections présidentielles en RDC, un scrutin remporté par Félix Tshisekedi, selon les résultats communiqués par les autorités congolaises.

Pour l'instant, une position commune se dégage dans le chef des Etats-membres de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'Afrique du Sud. La position de la Belgique s'inscrit dans le cadre européen. Et ce lundi, le chef de la diplomatie belge a fait le point. Selon Didier Reynders, il faut de la "transparence" c'est-à-dire, qu'il faut procéder à la "publication des procès-verbaux", ce qui signifie "presque la la même chose" qu'un recomptage des voix. Ce lundi deux organisations africaines ont plaidé dans le sens d'un recomptage: la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), présidée par le président zambien Edgar Lungu, et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), présidée par le président de la République du Congo (Brazzaville), Denis Sassou Nguesso.

"Ce qu'il faut retenir, c'est la participation massive des Congolais à ces élections dont la crédibilité ne pourra être reconnue que par les Congolais eux-mêmes." Didier Reynders Ministre des Affaires étrangères

Pour Didier Reynders, il s'agit de rendre possible une "vérification", de s'assurer que chaque vote émis par les électeurs congolais "corresponde" bien au résultat. Cette vérification doit pouvoir être réalisée non seulement par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) de la République démocratique du Congo, mais également, à présent, par d'autres instances dont la Cour constitutionnelle.

La Cour constitutionnelle a en effet été saisie d'une requête émanant du candidat de l'opposition Martin Fayulu. Selon les résultats de la Ceni congolaise, il a récolté 34,8% des suffrages contre 38,57% pour l'autre opposant au régime Kabila, Félix Tshisekedi. Martin Fayulu a dénoncé un "putsch électoral" du président sortant avec la "complicité" de M. Tshisekedi, et revendiqué la victoire avec 61% des voix. Il a déposé vendredi un recours devant la Cour constitutionnelle, qui a depuis huit jours pour l'examiner.

Le ministre Reynders s'est inquiété des mesures prises pendant le scrutin et qui restent toujours d'applications. Il incombe à présent de rouvrir l'espace public en rendant l'accès à internet et aux SMS libre, de manière notamment à ce que les médias puissent fonctionner, a indiqué Didier Reynders.

Pour lui, les côtés sombres de cette élection, les moments d'hésitation lors de la publication des résultats, ne doivent toutefois pas occulter le fait que la population s'est rendue massivement à des élections dont la crédibilité ne pourra être reconnue que par les Congolais eux-mêmes, conclut le ministre des Affaires étrangères.


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