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Mais qui a remporté les élections en République démocratique du Congo ? Un nom est sur toutes les lèvres, et pourtant personne ne semble oser le prononcer officiellement, serait-il devenu "le vainqueur dont on ne doit pas prononcer le nom" ?

En République démocratique du Congo, les résultats du scrutin des élections présidentielle, provinciales et législatives du 30 décembre se font attendre. Ils devaient normalement être publiés ce dimanche 6 janvier, mais la Ceni, la commission électorale nationale a finalement reporté leur publication.

Pourtant, la Cenco, la Conférence épiscopale de la RDC, affirme déjà connaître le nom du vainqueur (grâce à ces 40.000 observateurs déployés sur le terrain lors du vote). Elle a fait savoir qu’elle n’hésiterait d’ailleurs pas à le communiquer aux électeurs congolais, si la Ceni ne rendait pas public le nom du gagnant réel de ce scrutin général.

Mais de qui s’agit-il ?! Silence du côté de la Cenco. Contacté par téléphone dans Soir première, l’abbé Jean-Marie Bomengola assure qu’une tendance est clairement observable et qu’un nom se détache des autres… tout en refusant de mentionner lequel.

Même silence du côté du professeur en sciences politiques et spécialiste de la région des Grands Lacs, Bob Kabamba. "Tout le monde connait ce nom, tout le monde connait le nom du vainqueur. Il est sûr et certain qu’un candidat se place au-dessus de tout le monde. On sait qui a gagné, il n’y a pas de doute" affirme-t-il. Mais de là à préciser son nom, il y a un pas qu’il ne franchira pas.

Attitude fortement critiquée ?

"Il ne revient pas à une institution, quelle qu’elle soit, de proclamer un gagnant. C’est à la Ceni de proclamer les résultats des élections" explique Jean-Marie Bomengola, membre de la Cenco. Or la Ceni affirme ne pas être capable actuellement de publier ces résultats à cause du retard pris dans la collecte des procès-verbaux établis dans les différents bureaux de vote.

Ce que n'a pas manqué de critiquer d'autre presse en affirmant qu'"en réalité, ce qui saute aux yeux de tous, c’est qu’en annonçant péremptoirement de tels résultats mercredi 2 janvier 2019, alors que la Ceni, seule institution outillée et habilitée pour ce faire, n’en était encore qu’à 20 % de dépouillement des résultats électoraux, l’abbé Nshole et sa CENCO ont tenté de circonvenir un électorat congolais pour lequel ils n’ont que mépris.

Et d'ajouter qu'il s'agissait "d’une véritable tentative de coup d’Etat clérical dans ce pays qui en a vu d’autres dans une saillie visant à couper illégalement l’herbe sous les pieds du peuple congolais. Parce qu’ainsi que l’a rappelé fort à propos le Gouvernement sud-africain au Conseil de sécurité de l’ONU à New York, l’église catholique ici n’est qu’une organisation de la société civile comme de nombreuses autres qui ont été admises à surveiller le processus électoral. M. l’abbé Nshole et ses amis n’ignorent pas qu’il ne leur appartient de décider ni à la place du souverain primaire congolais, ni à celle de la Ceni".

Avant d'expliquer qu'avec "ses 40.000 observateurs, selon ses propres aveux, pour 80.000 bureaux de vote répartis sur le vaste territoire national, la mission d’observation de l’église catholique qui s’est déployée sur le terrain le 30 décembre 2018, à l’instar de toutes les autres missions analogues, ne peut pas honnêtement prétendre, comme son secrétaire général M. l’abbé Nshole l’a déclaré sans ambages, disposer dès les premières heures qui ont suivi le scrutin, des résultats globaux brandis sans aucune modestie et en violation des normes légales en vigueur dans le pays".


RTBF / ACP
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