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* Une grande première dans l’histoire du pays depuis son accession à l’indépendance en 1960

Sauf ultime changement de calendrier, le président congolais sortant Joseph Kabila, passera le flambeau demain mardi 22 janvier, à son successeur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, gagnant de la présidentielle du 30 décembre dernier. La cérémonie, apprend-on, aura lieu à la Cité de l’UA, dans la commune de Ngaliema, en présence les Hauts Magistrats. Sans surprise, dans la mesure où ce sont eux qui reçoivent le serment du Chef de l’Etat, avant son entrée effective en fonction.

La solennité de ce mardi, au cas où elle serait réelle, interviendrait environ 48 heures après le verdict de la Cour constitutionnelle, rendu tard dans la nuit de samedi 19 à dimanche 21 janvier. Ce,en réponse à la requête en contestation des résultats provisoires dudit scrutin, introduite le 1e janvier par Martin Fayulu Madidi qui s’était déclaré le vainqueur de la même élection présidentielle.
Au terme de sa décision sur la publication des résultats définitifs de la présidentielle, la Haute Cour a proclamé Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Président élu au suffrage universel du 30 décembre dernier. Dorénavant, plus rien ne reste. Autant le souligner tout de suite, cet Arrêt de la Cour Constitutionnelle met ainsi un terme à la très vive polémique survenue après la publication, dix jours plus tôt, soit le 10 janvier par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), des résultats provisoires de ladite élection.

UNE GRANDE PREMIERE DANS L’HISTOIRE DE LA RD CONGO
Ce n’est pas la première fois que les Congolais assisteront à la prise de fonctions du président de leur pays. Cependant, la manifestation de demain est une grande première dans l’histoire de l’ex-colonie belge. Dans une RD Congo où le Chef de l’Etat est soit, chassé de force du pouvoir (Joseph Kasa-Vubu en 1965, Joseph-Désiré Mobutu en mai 1997) soit, tué (Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001), ce sera donc la première fois que le peuple congolais assistera à une passation civilisée du pouvoir entre un Président sortant et son remplaçant élu. Pour le coup, deux fils de ... A savoir : Kabila junior et Tshisekedi junior.
Au-delà de son caractère rituel, la manifestation de ce mardi aura toute sa symbolique d’autant qu’elle permettra au nouveau Chef de l’Etat de prendre réellement ses fonctions. Autrement dit, c’est après prestation de serment, que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sera investi de tous les pouvoirs en tant que Président de la République. C’est donc un quinquennat qui commence sur fond de plusieurs enjeux. Entre autres, les défis économiques, sécuritaires et sociaux. Le successeur de Joseph Kabila n’ignore pas toutes les promesses faites à ses compatriotes lors de sa campagne électorale. Aujourd’hui qu’il est élu, les mêmes Congolais attendent le voir agir dans le sens de matérialiser lesdits engagements.

86 MILLIARDS EN 10 ANS
Sur le plan économique, par exemple, le nouveau Chef de l’Etat, alors candidat à l’élection présidentielle, avait promis de doter laRD Congo d’un budget qui, non seulement réponde à ses ambitions, mais reflète effectivement ses potentialités en termes de richesses. Cela impliquait l’amélioration des conditions de vie des Congolais, notamment par le payement des salaires décents, permettant au travailleur congolais de renouer les deux bouts du mois.
Toujours en ce qui concerne le social des Congolais, Tshisekedi Junior avait, par ailleurs, promis de traduire en réalité, la gratuité de l’Enseignement de base garantie par l’article 43 de la Constitution en vigueur. Dans tous les coins du pays où il s’est rendus pendant la campagne électorale en novembre 2018, le futur - à un jour près - locataire du Palais de la Nation qui prendra les clefs demain mardi, n’avait de cesse de garantir cette gratuité de l’Enseignement primaire, une fois qu’il était porté au sommet de l’Etat.
Sur le plan sécuritaire, la situation précaire dans la partie Est de l’immense territoire congolais constitue le principal front du nouveau Chef de l’Etat. Sinon, la priorité des priorités de son action dans cette partie du pays où les rebelles ougandais ADF-NALU et plusieurs autres groupes armés actifs, massacrent des populations civiles sans aucune défense. Pour rappel, le candidat Fatshi avait promis d’installer l’Etat-major à Beni.

60 JOURS POUR TRAITER LES RECOURS POUR LES LEGISLATIVES
Dès lors que la décision de la Cour constitutionnelle, haute instance de l’appareil judiciaire de la RD Congo est inattaquable et opposable à tous, le contentieux électoral pour le scrutin présidentiel appartient désormais au passé. C’est donc, une véritable page tournée du processus électoral en cours. A partir d’aujourd’hui lundi 21 janvier, la Cour entame le traitement des recours des candidats malheureux aux législatives nationales.
Compte tenu du volume du travail, au regard du très grand nombre de postulants (plus de 15.000 candidats pour un total de 500 sièges à pourvoir), un délai de soixante jours calendrier a donc été donné aux Hauts Magistrats pour examiner toutes les requêtes, soit des candidats, soit de leurs regroupements politiques respectifs. A en croire le président de la Ceni, Corneille Nangaa qui l’avait annoncé le 12 janvier, date de la publication des résultats provisoires des législatives nationales, la fin du traitement des recours au niveau de la Cour constitutionnelle était prévue pour le 21 mars prochain.
A cette étape, il y a lieu de mettre en exergue le grand enjeu. Celui de la formation du Gouvernement. Car, cette mise en place de l’Exécutif dépendra de la majorité réelle au sein de l’Hémicycle. Grevisse KABREL
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